11 novembre 2021 8ème Rassemblement Pacifiste gardois à 14h45 à Rousson Espace Jean Jaurès, parking de la mairie de Rousson.
Nous invitons tous les citoyens à venir exprimer avec nous leur attachement à la Paix devant le Monument pour la Paix de Rousson, seul monument pacifiste du Gard.
Ce rassemblement demande la fin de toutes les guerres et l’arrêt des productions et ventes d’armes. Il est organisé par la Libre Pensée du Gard, en collaboration avec la LDH, l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), le Mouvement de la Paix, l’Union Pacifiste, ainsi que d’autres associations soucieuses de Paix et les syndicats CGT et FO.
Les eaux, qu’elles soient naturelles, bénites, lourdes ou de Lourdes, sont de moins en moins limpides et de plus en plus troubles et nauséabondes… Notre inénarrable Macron est allé ce vendredi 16 juillet à la pêche aux catholiques à Lourdes. La pêche aux cathos… Qui le sait ?
S’il n’a pas pris de gifle, cette fois, il y a eu un bel esclandre lors du bain de foule : un poisson râleur n’a pas apprécié les singeries du Tartuffe, l’a fait savoir haut et fort et a été évacué sans tendresse par les gardiens du saint patron… dans un grand silence médiatique.
La Laïcité et lui…
On pourrait finalement en sourire tant les atteintes à la loi de laïcité, par le chanoine Macron, se sont multipliées comme les petits pains depuis son apparition sur la scène publique
Pétain et lui…
Mais, cette fois-ci, l’affront à la République Laïque est monté d’un cran. Depuis le vote de la loi de 1905, aucun Président n’était venu à Lourdes officiellement sauf… Philippe Pétain, alors le « sauveur de la France ».
C’est la deuxième fois que Macron « s’associe » avec Pétain, après le discours du 11 novembre dernier où il réhabilitait ce général de la première guerre mondiale.
Le parallèle Macron-Pétain
Pétain était Chef de l’État Français. C’est sans doute ce terme de « chef » qui plaît bien à Macron. De fait, ce personnage public, élu (encore) au suffrage universel, prend progressivement lui aussi un rôle de chef. Chef de guerre, c’est ainsi la posture qu’il prend dans sa politique africaine au Mali avec le succès que l’on sait. Chef de l’État façon « Maréchal nous voilà », incontesté et gouvernant seul sans partage depuis 4 ans, il tisse sa toile antidémocratique, à coup de lois et décrets concernant autant les libertés citoyennes sanitaires, philosophiques, syndicales, religieuses… Chef de parti, il place des pions bien serviles aux postes clés. Il pulvérise les par/s politiques d’opposition ou les fait infiltrer comme les métastases d’un cancer…
Disciples…
Malheureusement, des apprentis sorciers comme lui, fils de Pétain, faux dévots et tartuffes, ne manquent pas.
A Beaucaire, nous avons notre spécialiste en la matière avec ses crèches coûteuses en mairie et ses procession bras dessus-bras dessous avec le curé.
Mais notre présidente de région, Carole Delga, n’est pas très à cheval non plus sur la question laïque : en avril 2016, elle associe la Pompe République et la Pompe Catholique pour des reliques à Saint-Gilles avec messe et évêque.
Tout cela est très grave et n’augure rien de bon pour l’avenir de notre pays. Ce qui est inquiétant n’est pas que ces personnages existent, ils ont existé de tous temps, c’est l’état d’électro-encéphalogramme plat de la société civile. Si les citoyens ne se réveillent pas, les Droits de l’Homme disparaîtront d’un coup de balayette et hop ! à la poubelle ; même pas jaune, la poubelle, mais grise. Faut pas rêver, ça ne se recycle pas comme ça, les Droits de l’Homme acquis de haute lutte depuis plus de deux siècles.
Dans les municipalités respectables, il est une tradition républicaine, les soirs d’élection, qui consiste pour le maire à annoncer les résultats des différents bureaux de vote. A Beaucaire, cela se faisait dans la salle du conseil, de façon plutôt solennelle, et il y avait habituellement foule.
Ce dimanche 20 juin, les candidats de Gauche, et quelques camarades venus les soutenir, étaient donc venus attendre les résultats du 1er tour des élections Départementales.
Mais la soirée n’avait pas la solennité habituelle en mairie de Beaucaire.
D’abord, la salle du conseil n’avait rien de festif ni de joyeux : peu de monde, aussi bien du côté des sicaires du RN que du côté des représentants des autres candidats. Dès vingt heures, on se serait plutôt cru vers 4 ou 5 heures du matin, à la fin d’un banquet.
En outre, il était tout chose, Julien Sanchez, presque grognon même. L’ambiance n’y était pas. En fait, les nouvelles n’étaient pas celles qu’attendaient les R Nistes. Ils espéraient Austerlitz, ils ont été déçus. Grouchy n’arrivait pas à Waterloo et, à chaque arrivée d’un nouveau décompte, c’était Blücher qui annonçait un score moins bon que prévu. Pourtant, sur Beaucaire et ses environs, le RN restait majoritaire en suffrages exprimés mais, par rapport aux inscrits, ce n’était pas brillant, moins de 20% alors qu’ils espéraient un plébiscite !
Soudain, alors qu’il manquait encore la moitié des résultats du canton, sans aucune explication, notre maire est sorti, suivi de sa cour. Nous avons supposé qu’une tâche urgente appelait M. le Maire et qu’il serait de retour pour l’annonce des résultats officiels. Que nenni ! Il n’est jamais revenu : le capitaine avait abandonné son navire, laissant la place à son adjointe qui, malheureusement, n’a pas tardé à le suivre… On pouvait penser à la symphonie des adieux de Joseph Haydn.
Seules deux employées communales, dont la secrétaire générale, courageuses et méritoires, sont restées jusqu’au bout, vers onze heures passées. Lorsqu’elles nous ont communiqué les résultats complets, nous n’étions plus que 6 personnes dans la salle !
Il était pourtant essentiel de savoir quels candidats restaient en lice pour le second tour car ils devaient impérativement donner les ordres nécessaires pour l’impression du matériel de vote avant 23h !
Nous avons été surpris et choqués de l’impolitesse de l’élu, de son mépris pour les citoyens présents. Il n’y a plus de tradition à Beaucaire !
Cerise sur le gâteau, tout était tellement bien organisé que, lorsque nous sommes sortis de la salle du conseil, nous n’avons pu que constater que toutes les lumières de la mairie avaient été éteintes… Il a fallu la petite lueur d’un smartphone pour éviter une chute dans l’escalier et nous avons dû trouver la sortie à tâtons !!!
Du jamais vu dans le paysage électoral beaucairois !
Dans les représentations de personnages célèbres, il est fréquent de les montrer par groupes de 3 individus. Des « Trinités » parfois mystiques ont souvent peuplé notre vie quotidienne. Le personnage central est là pour mettre en valeur les deux autres car son charisme est reconnu : un Dieu, une Vierge, un grand personnage politique…
Plus récemment, de nombreuses affiches électorales ont largement exploité la ficelle trilogique pour mettre en valeur un binôme faiblard comme dans ces cafétérias ou fast-food pitoyables ajoutant des tonnes de chantilly insipide sur un dessert minable.
En particulier, nombre d’affiches et profession de foi présentaient, aux côtés des candidats, la photo de personnes non candidates ( !), un procédé apparemment légal mais assez malhonnête car susceptible de tromper les électeurs.
Le RN a procédé de la sorte avec la Marine chaperonnant un couple parfois peu identifiable (cf Le Canard enchaîné du16/06 ). C’est comme si les électeurs ne votaient que pour la divinité centrale, les deux autres loustics étant interchangeables, humains, chèvres, sapins de Noël…
Le canton de Beaucaire n’a pas échappé à cette mode.
Deux exemples : M. Sanchez, trônant entre Mme Mondet et M. Fuster, pour tenter de redonner un peu de peps à un candidat peu brillant. M. Sanchez a d’ailleurs rédigé, à la place de ce dernier, une lettre parue dans la presse en son nom. M. Fuster est-il si incapable de se défendre et/ou de se promouvoir lui-même ?
Et que dire de ce maire de Bellegarde, véritable girouette politique professionnelle, qui aurait étincelé sous la IVème république : comme son homologue de Beaucaire, il paraît, tel un dieu en majesté, un peu surdimensionné, à la place des photos des remplaçants officiels. C’est au point que certains Bellegardais nous ont déclaré : « Moi, je vote pour M. Martinez » et se retrouvaient tout surpris d’apprendre qu’il n’était pas candidat ! Sans compter que ce trio était en réalité un quatuor puisqu’un génie de la propagande s’était avisé que ça ferait encore mieux si on ajoutait sur l’affiche le maire de Jonquières, pas candidat lui non plus !
A quand un contrôle préfectoral de ces pratiques pernicieuses visant à abuser les électeurs un peu ignorants ou myopes ?
Nous assistons, depuis plus de 25 ans, à l’agonie de nos démocraties dans un silence de plus en plus assourdissant… s’il n’y avait le bruit des grenades de la gendarmerie, les sirènes de la police ou le vrombissement des drones.
Dans le passé, les manifestations de citoyens soucieux du maintien de notre devise républicaine ont été une réponse efficace, surtout dans la période dite des «trente glorieuses » (1945-1975).
Puis, à partir des années 80, période qui prendra pour certains le nom de «trente piteuses », des lois dites de sécurité se mettent en place. Le rythme d’édiction des nouvelles lois et décrets s’est même accéléré sous les présidences Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron. Et pourtant, curieusement, les manifestants sont de moins en moins nombreux, de plus en plus âgés. « Curieusement », les forces de police sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus impressionnantes dans leurs tenues de robots futuristes. Un exemple ? Dans une petite ville de 16 000 habitants, pour exprimer l’inquiétude devant l’arrivée de lois liberticides ouvrant grandes ouvertes les portes de ce qui reste de République aux appétits du premier dictateur venu, il n’y avait qu’une cinquantaine de personnes, mais très bien surveillées par une dizaine de policiers !
Encore quelques années et, pour défendre les derniers carrés de libertés, il n’y aura plus que quelques octogénaires en déambulateurs. Comment qualifiera-t-on alors les trente premières années du XXIème siècle ? Les « trente merdeuses ».
Comment expliquer ce fait ?
* Ce n’est pas la lassitude car ceux qui ne sont pas venus cette fois-ci ne sont pas non plus venus aux autres manifestations de Nîmes, Arles ou Avignon.
* La peur du Covid ? Pourtant les magasins sont bien fréquentés.
* Alors ? Désenchantement ? On ne croit plus en rien ? Plus à l’efficacité des manifestations de rue ?
* Repli sur soi ? Le « tout à l’ego » qui amènerait à une défiance générale envers tout ce qui est organisé (syndicats, partis politiques) ??
* S’agit-il de la croyance en d’autres méthodes : la toute puissance de son index sur un écran tactile ? ou bien la fuite vers le monde illusoire des « réalités » virtuelles ?
Le danger n’est pas virtuel.
Quelle que soit la raison de ce désengagement des citoyens, il est urgent d’y remédier car l’épée de Damoclès macronienne est au-dessus de nos têtes.
On peut craindre, le 2 décembre prochain, la reproduction, 170 ans plus tard, du coup de force du « prince président » Louis Napoléon Bonaparte (2 décembre 1851) qui, rappelons-le, avait été lui aussi élu pour sauver la République ! Pour notre président actuel, qui admire tant Napoléon 1er , au point de vouloir commémorer le bicentenaire de sa mort, cet « anniversaire » pourrait bien être le bienvenu. Si ce n’est pas Macroléon, ce sera un général ou une autre canaille car l’arsenal de toutes les lois liberticides, en place désormais, ne permet plus de faire obstacle légalement aux apprentis-tyrans.
Tous des veaux ? des moutons ?
Dans ce cas, les seules réactions seront, hélas, n’en doutons pas, des manifestations violentes… à l’entrée des supermarchés pour dévaster les rayons de pâtes ou de P.Q. ! Et un engorgement des réseaux sociaux pour dénoncer le coup d’état mais surtout pour commander sur Amazon.
Alors, on en revient au conte de Voltaire mais en remplaçant Persépolis par la République : faut-il la détruire ? Faut-il dissoudre le peuple ?
En tous cas, on ne pourra pas dire : on ne savait pas.
Rappelons que la liberté ne s’use que si l ‘on ne s’en sert pas.
Ce que raconte « Le Monde comme il va » :
Un homme, choisi pour sa sagesse et son impartialité, est chargé d’enquêter pour savoir s’il faut ou non détruire Persépolis, la capitale des Perses.
Son rapport consiste en une petite statue, composée de tous les métaux existants, de pierres précieuses tout comme des matériaux moins nobles. Puis il pose la question : « Casserez-vous, dit-il, cette jolie statue parce que tout n’y est pas or et diamants ? ».
La réponse est que Persépolis ne sera pas châtiée car « si tout n’est pas bien, tout est passable ».
La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat doit être très confortable pour M. Sanchez car il s’assoit dessus et même, disons-le franchement, se vautre dedans avec une délectation qui confine à l’épectase : en effet, en ce mois de décembre 2019, il récidive dans la provocation antilaïque.
Car c’est un grand bâtisseur mais bâtisseur de projets illusoires, M. le Maire : en près de six années de mandat, il n’aura pas réussi à construire la nouvelle école dont la ville a tant besoin mais il a « construit » 6 crèches catholiques dans la ville. Quel bilan !
Malheureusement, ces «constructions » dans la cour de la mairie ont été condamnées par le Tribunal Administratif, le 16 mars 2018.
Le Tribunal a confirmé que la décision d’installer une crèche de la nativité dans le hall de l’hôtel de ville de Beaucaire est illégale car il s’agit bel et bien d’une violation de la loi de 1905 qui assure la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes, et s’opposent donc, de fait, à l’installation par celles-ci, dans un bâtiment de la République, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse.
Mais cette condamnation ne gêne pas M. Sanchez, il récidive : bel exemple pour la jeunesse !
De plus, il cherche à duper les citoyens en baptisant du nom d’exposition cette crèche. Pitoyable et ridicule tromperie qui n’a pas abusé le tribunal. Si un panneau fait d’une crèche catholique une exposition, comment qualifier le bâtiment environnant ? Une épicerie ? Une pétaudière ?
De plus, cette fantaisie de M. Sanchez finit par coûter cher aux contribuables beaucairois car ce sont eux qui paient les frais de justice, le maire ne jouant jamais avec sa bourse personnelle. En effet, il a eu besoin d’avocats, toujours coûteux, pour défendre cette aventure au but plus que douteux.
Surtout, il s’agit d’un manque de respect évident non seulement pour la Loi mais aussi pour la liberté de conscience de ses administrés qui ne sont
pas forcément croyants.
Rappelons que, chaque année, les contribuables financent pour plusieurs centaines de millions d’euros l’entretien de 45000 églises et autant de chapelles et que les crèches peuvent y trouver leur place.
La Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 est une des plus belles créations de la République : elle garantit la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle ne doit pas être transformée en instrument de combat contre une religion en particulier ni ouvrir la place à un système concordataire, comme l’envisage le gouvernement actuel.
En violant la loi de 1905 de façon répétée, le maire de Beaucaire ouvre la boîte de Pandore et prend le risque de briser la paix sociale. Sa responsabilité sera totale en cas de troubles dans la ville.
Nous attendons toujours une injonction préfectorale envers la mairie de Beaucaire afin qu’elle respecte la légalité mais les préfectures semblent épargner les municipalités R. N. En effet, il faut ménager ce parti politique qui pourra rendre un grand service, en servant de repoussoir, lors des prochaines élections présidentielles.
Le sociologue Laurent Mucchielli vient de publier une étude qui ramène l’efficacité de la vidéosurveillance à des proportions très modestes. L’apport de cette technologie, par ailleurs extrêmement coûteuse, est assez négligeable dans les enquêtes judiciaires.
Chaque jour ou presque, des petites villes, voire des villages, cèdent à la mode de la vidéosurveillance, censée leur amener un “plus” indiscutable en termes de sécurité. Les élus font campagne sur ce thème, les pouvoirs publics encouragent les communes à s’équiper et un lobby industriel très actif en tire des confortables bénéfices.
À la suite de la Grande-Bretagne (qui en est depuis largement revenue), et surtout à partir de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, la France s’est progressivement entichée de cette technologie coûteuse, qui devait à la fois prévenir la délinquance, faciliter sa répression et lutter contre le terrorisme. Mais qu’en est-il dans les faits ?
Le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’université d’Aix-Marseille, vient de publier une étude qui ramène l’efficacité de la vidéosurveillance à des proportions très modestes (Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance, Armand Colin). L’apport de cette technologie dans les enquêtes judiciaires ne serait en effet que de 1 % à 3 %, démontre l’auteur, chiffres à l’appui. Jusqu’ici, pourtant, seules les chambres régionales des comptes ont épinglé le coût excessif de ces équipements (à Saint-Étienne, Lyon et Nice notamment).
Pour cet ouvrage, Laurent Mucchielli a conduit trois enquêtes de terrain sur plusieurs mois, dans le cadre de « diagnostics locaux de sécurité ». Trois villes totalement différentes ont été auscultées : une petite, une moyenne et une grande, dont les noms ne sont pas rendus publics.
Dans la petite ville, un gros village devenu une petite ville-dortoir de 8 000 habitants, l’essentiel des actes de délinquance est constitué de cambriolages, de vols de voiture et sur les voitures. En 2008, le sous-préfet a écrit aux élus pour les encourager à s’équiper en vidéosurveillance et la commune a fini par le faire, en se dotant de 24 caméras. Une fois décomptées les aides de l’État et du département, l’installation a coûté 67 000 € à la commune, pour des frais de maintenance annuels estimés à 3 000 €.Sur deux ans, 470 infractions de délinquance de voie publique y ont été constatées, mais seulement 22 recherches d’images des caméras ont été fructueuses, soit un taux d’efficacité de 4,5 %. Encore s’agit-il pour une bonne partie de vols de voiture, l’efficacité dans les cambriolages n’étant que de 1,3 %. Malgré cela, les petites incivilités et le fameux « sentiment d’insécurité » amènent la commune à développer la vidéosurveillance.
La ville moyenne, elle, compte 18 500 habitants (70 000 pour l’agglomération). Pauvreté et problèmes sociaux sont assez élevés, et la délinquance une réalité : cambriolages, vols de voiture (et sur les voitures), vols de deux-roues et dégradations pour l’essentiel. 22 caméras dernier cri (rotatives à 360 degrés et dotées d’un zoom) ont été installées dans la commune, avec en outre un centre de supervision urbaine (CSU) qui emploie quatre personnes à temps plein six jours sur sept et un chef de service à mi-temps.
Le dispositif coûte plus de 300 000 € par an à la commune (investissement et fonctionnement). Mais les opérateurs s’ennuient devant leurs écrans. En moyenne, sur une semaine de six jours, un agent traitera quatre petits incidents (problèmes de circulation, de stationnement, d’encombrants…). Et seuls 6 % des 800 incidents constatés dans l’année relèvent de la délinquance. La vidéosurveillance n’a contribué à l’élucidation d’enquêtes policières que dans 2 % des cas. Seul effet notable des caméras : la délinquance s’est déplacée ailleurs.
La grande ville, enfin, est facile à identifier. 860 000 habitants, plus grand port français, ville commerçante et cosmopolite, sur la Méditerranée, elle « fait l’objet d’un imaginaire puissant et de constructions politico-médiatiques intenses, notamment en matière de criminalité », écrit l’auteur. En 2011, la médiatisation des règlements de comptes à la kalachnikov ont amené la mairie à doubler les effectifs de la police municipale en deux ans, et à lancer un plan d’équipement de 1 000 caméras de surveillance.
Un centre de supervision urbaine (CSU) a été créé, qui emploie 47 policiers municipaux et deux techniciens sept jours sur sept. Dans les faits, les images du CSU servent surtout à la vidéoverbalisation des véhicules. Elles n’ont permis d’élucider que de 1 % à 5,5 % des enquêtes policières. L’auteur estime le coût annuel total de la vidéoprotection à 7 millions d’euros pour la ville.
« Au regard des énormes problèmes socio-économiques de la ville, mais aussi de toutes les lacunes en matière de prévention de la délinquance (…) et même des lacunes en termes policiers (absence d’une police municipale de proximité capable de couvrir l’ensemble de la ville par ses patrouilles) ne devrait-on pas plutôt y voir un exemple assez édifiant de gaspillage d’argent public ? », demande l’auteur.
Selon lui, la « démagogie politique pollue gravement le débat sur la sécurité ». Il en veut notamment pour preuve les exemples de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et Nice (Alpes-Maritimes), villes pionnières en matière de vidéosurveillance, où les rodomontades de Patrick Balkany et Christian Estrosi n’ont pas empêché que des attentats soient commis, le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais et le 9 août 2017 devant le siège de la DGSI et de la SDAT. Localement et nationalement, le thème de l’insécurité reste une « ressource électorale pour certains élus », déplore Laurent Mucchielli. Selon le mot d’un de ses collègues sociologues (Luc Van Campenhoudt), « l’insécurité est moins un problème qu’une solution ».
Intervention RPB au sujet du compte administratif 2017 de la Ville de Beaucaire lors de la séance du Conseil Municipal du 19 février 2018
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, Julien Sanchez, qui nous présente fièrement son compte administratif pour l’année 2017 en mettant en avant sa capacité à faire des économies et à baisser les dépenses de la ville marche ouvertement dans les traces du président Macron.
Les dépenses et les charges de la ville baissent, et cela nous est présenté comme une bonne nouvelle pour les contribuables. C’est lui qui le dit car depuis quand faire des économies est une garantie de la qualité du service rendu aux usagers?
Demandez au personnel hospitalier, au personnel pénitentiaire, aux juges, aux greffiers… je vous passe toute la liste de professions et des services mis à mal par cette logique, demandez-leur quels sont les effets de la politique de rigueur menée par Monsieur Macron et ses prédécesseurs?
Et bien, à Beaucaire, il se passe la même chose. Une vision purement comptable de la gestion (Je n’ai rien contre les comptables) amène à désorganiser, à rendre impossible le fonctionnement des services ou dégrade fortement leur qualité.
L’état de délabrement de nombreuses écoles de Beaucaire, de la voirie rurale ou urbaine, des réseaux d’adduction ou d’assainissement sont le résultat de cette vision. Je ne dis bien sûr pas que le Maire actuel est entièrement responsable de l’état déplorable dans lequel se trouvent de nombreux équipements mais en refusant d’investir de façon conséquente et déterminée dans le maintien en état des équipements et services existants il prolonge et aggrave cet état.
Il va bien sur répondre qu’il investit énormément pour la ville mais il suffit, au quotidien, d’ouvrir les yeux pour voir que ces investissements ne vont pas ou il faudrait. Les écoles miteuses, les rues défoncées, certains services au bord de la rupture et n’arrivant plus à fournir le travail nécessaire sont là pour nous rappeler tous les jours que des sommes énormes, au lieu de servir à améliorer le quotidien des Beaucairois, passent dans des projets hasardeux qui, peut-être car on en est même pas certains, amélioreront un jour lointain le quotidien des Beaucairois.
En attendant, Mr le Maire nous présente un compte administratif soit disant impeccable qui fera bon effet lors des nombreux meetings politiques qu’il anime un peu partout en France tout au long de l’année mais ne satisfera en aucun cas les Beaucairois qui voient leur ville et leurs services se dégrader chaque jour un peu plus.
Pour conclure, Mesdames et messieurs les conseillers municipaux, et clouer le bec à ceux qui voudraient déformer mes propos, et Monsieur Sanchez serait très mal placé pour le faire, lui qui a fait exploser la dette de la Ville pour satisfaire sa folie des grandeurs, notre vision de la gestion d’une ville ne consiste pas à laisser filer les dépenses mais à mettre réellement les ressources de la ville au service de ses habitants plutôt que de les mettre au service d’ambitions personnelles et d’un parti politique.
Avec la disparition de Rose-Marie Cardona, Beaucaire a perdu une citoyenne exemplaire qui, dans ses nombreux engagements professionnels, syndicaux, associatifs et politiques, a mis, au service de tous, son énergie, sa générosité, son ouverture d’esprit et son immense culture.
Dans un contexte politique local très difficile, Rose-Marie a porté les Valeurs de la République, grâce à une parole originale et courageuse, s’appuyant sur un travail solide sans jamais se départir de sa modestie et de son humour.
Oublieuse d’elle-même, elle a mené jusqu’au bout son combat en Conseil municipal et contre la maladie.
Nous avons perdu une camarade, une amie, un exemple.
Elle nous manque comme elle manque déjà à beaucoup de Beaucairois mais nous poursuivrons sa lutte pour une société plus tolérante et fraternelle.
N’y a-t-il pas d’autres urgences à Beaucaire que d’exclure des enfants de la cantine scolaire ? Le refus du maire de Beaucaire de servir des repas de substitution est une mesure scandaleuse qui rompt un équilibre qui permettait de satisfaire tous les parents souhaitant bénéficier de ce service.
Décision brutale prise sans concertation, annoncée par l’entremise d’un texte confidentiel dans le dernier bulletin municipal, elle n’est motivée que par son obsession d’apparaître en rupture avec les politiques conduites par ses prédécesseurs depuis 40 ans. Elle lui permet, à l’approche du congrès du Front National, d’apparaître comme une personnalité incontournable au sein de ce parti et ainsi d’assouvir son ambition en instrumentalisant près de 150 petits Beaucairois.
La référence au principe de la laïcité qu’il avance pour justifier son choix est inacceptable car rien de permet de justifier au nom de cette règle une rupture d’égalité entre citoyens. Il s’inscrit en droite ligne d’un parti bafouant l’un des socles de notre République.
C’est un combat d’arrière garde sans prise avec les problèmes actuels. Plutôt que de stigmatiser une parti de la population de notre ville, il ferait mieux de s’intéresser à la qualité des produits servis dans les assiettes de nos enfants.