Lettre d’information de novembre 2010

Con-Fusion

Concernant le projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon M. Bourbousson a tout d’abord été fuyant en déclinant notre demande d’inscription du sujet à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Puis on l’a trouvé plutôt optimiste quand il a délaré à la presse le 17 novembre « On pourra déposer plainte à Beaucaire et le service dans la ville et à la campagne restera ». Quelques jours plus tard il affichait en pleine page du Midi Libre son opposition farouche au projet. Enfin le 25 il faisait encore la une du journal et vantait ses mérites dans cette nouvelle cause défendue auprès de deux conseillers du cabinet du Ministre. M. le Maire a ainsi indiqué « On a été très écouté et très entendu. Toutes les mesures demandées ont été actées avec eux. Le ministère va réétudier le projet… » Ces propos peuvent selon nous s’analyser de deux manières différentes. Soit les engagements du Ministère sont fermes et l’on peut se demander dans ce cas pourquoi M. BOURBOUSSON a attendu que le projet soit finalisé à 90% pour se mobiliser. Soit il ne s’agit que d’effets d’annonce visant à apaiser temporairement la colère locale. Dans un cas comme dans l’autre, quoiqu’il en soit, il ne s’agira que d’un exemple de plus du déficit d’implication de M. le Maire dans les affaires de sa commune.

Saint-Félix/St-Roman : qui va payer ?

Le 18 novembre 2010, nous apprenons dans la presse locale que le conseil d’administration de l’Institut St-Roman (anciennement St-Félix + Notre-Dame) avait décidé de déclarer l’établissement scolaire en cessation de paiement.

Un an auparavant, le 10 juillet 2009, contre l’avis des élus de gauche et écologiste, la droite locale dans son ensemble, sa diversité et sa grande générosité, avait accordé une garantie solidaire d’emprunt à l’Ogec St-Roman, Jean-Marie André se faisant alors donneur de leçon, Claude Mourlot garant de la règle et Cédric Durand défenseur de la qualité de l’enseignement privé. Quant à M. le maire, le débat ne l’intéressant visiblement pas, il coupa court à toute discussion. Il est vrai que ce n’est pas son argent, mais celui des Beaucairois.

Le montant de l’emprunt, 225 000 €, ne les a pas fait trembler. En premier lieu ces élus auraient dû se préoccuper de l’état des finances de l’emprunteur avant d’accorder leur caution. Soit ils ne l’ont pas fait, soit ils l’ont fait et -dans les deux cas- cela signe leur incompétence.

Gageons que le Crédit Coopératif, organisme prêteur, saura se tourner vers nous, contribuables beaucairois, pour récupérer ses billes sans état d’âme.

Ogec : Organisme de gestion de St Roman

La politique n’est pas un métier, c’est une rente !

M. Bourbousson a-t-il le bras moins long après le dernier remaniement ministériel ? Membre du Parti Radical Valoisien, représenté au sommet de l’état avant le jeux de chaises musicales de haut vol, il ne dispose plus de l’appui de M. Borloo qui a quitté le gouvernement en claquant presque la porte. S’amorce alors une nouvelle période de tensions entre les différentes composantes de la majorité présidentielle que les Beaucairois connaissent bien puisque cet affrontement pour obtenir le leadership de la droite est incarné localement par le duel fratricide qui oppose M. André, Mme Cellier, Mme Arèse d’un coté et M. Bourbousson de l’autre.

Le registre sur lequel se battent nos édiles de droite est malheureusement sans limites : insultes, coups bas, attaques personnelles, effets d’annonce. Tout y passe. Un avant goût initiatique de ce qui risque de se produire au niveau national à l’approche des élections présidentielles… et des législatives auxquelles prétend concourir le déjà « cumulard » maire de Beaucaire.

Le parallèle ne s’arrête pas là : on peut observer à Beaucaire, comme au sommet de l’Etat, le désastre que constitue une politique à la petite semaine et à très court terme, l’absence de perspectives de développement au service de l’intérêt général pour notre pays et notre ville. D’un côté un chef de l’Etat qui n’est préoccupé que par sa réélection, de l’autre M. Bourbousson qui rêve de doubler ses émoluments d’élu en décrochant un mandat de député. L’un chasse les roms pour appâter l’électeur du front national, l’autre les artistes mondains pour renforcer son statut de défenseur des traditions régionales, etc …

En tout cas, s’il ne profite plus du soutien d’un ex-ministre, il pourra toujours demander l’appui confraternel d’un illustre gardois, membre du même parti que lui, à savoir le premier magistrat, pour encore peut-être quelque temps, de Pont Saint Esprit…

Autorisation d’exploitation d’un forage dans la plaine : lettres au préfet et à M. Bourbousson

Lettre adressée au Préfet du Gard

Les élus de gauche au Conseil municipal de Beaucaire

Beaucaire le 13 novembre 2010

Monsieur le Préfet du Gard,

Par lettre en date du 17 septembre 2010 vous autorisez l’utilisation d’un forage pour alimenter une nouvelle habitation en zone non desservie par le réseau d’eau potable sur la commune de Beaucaire lieu dit Mas Monplaisir. Vous justifiez votre décision d’une part par le fait que le forage dessert une même famille au sein d’un ensemble bâti et d’autre part par la future extention du réseau d’adduction d’eau potable.

Par courrier en date du 9 février 2009 la DDASS du Gard avait délivré un avis défavorable à cette requête en raison de non conformité de l’échantillon d’eau analysé.

La procédure pour obtenir un avis favorable conformément au Code de la Santé Publique était indiquée au demandeur : analyse spécifique conforme réalisée par un laboratoire agréé par le Ministère de la Santé et rapport favorable d’un hydrogéologue agréé. Malgré nos recherches nous n’avons pas trouvé trace de l’analyse conforme ni du rapport favorable d’un hydrogéologue agréé.

La situation nouvellement créée nous interpelle :

Comment un représentant de l’Etat peut il passer outre l’avis de ses services en autorisant l’utilisation d’une eau insalubre pour alimenter une nouvelle habitation ?

Jusqu’à présent chaque autorisation de création de logement dans la zone non desservie par le réseau d’eau potable de la commune de Beaucaire est systématiquement soumise à l’obtention d’une analyse d’eau conforme au Code de la Santé Publique.

Cette exigence prévaut à juste titre pour les demandes d’extention réalisées au sein d’un même bâtiment, par un même propriétaire, au sein d’une même famille avec une rigueur extrême de la part des services de l’Etat .Qu’en est il désormais ?

Les beaucairois en délicatesse avec les services de l’Etat à propos de leurs analyses d’eau ou de leur système d’assainissement individuel ne vont ils pas faire référence à votre courrier du 17 septembre 2010 et proposer d’attendre l’arrivée très aléatoire du réseau d’eau potable pour se mettre en conformité avec la loi ?

Nous vous prions, M le Préfet, d’agréer nos respectueuses salutations .

Rose Marie Cardonna , Claude Dubois , Christiane Rott

Copie : Agence Régionale de Santé, Rédaction de Midi Libre

Suivie de la lettre adressée à M. Jean-Damien BOURBOUSSON après ses propos parus dans le Midi Libre daté du 19 Novembre

Les élus de gauche et écologiste

Conseil municipal de Beaucaire
Jean-Damien BOURBOUSSON
Mas Monplaisir
30300 Beaucaire

Beaucaire, le 20 novembre 2010

Monsieur,

Dans le Midi Libre du 19 novembre dernier, vous évoquez un « coup bas » qui vous seraitporté par notre lettre à M. le Préfet du Gard en date du 13/10/2010.

Ne vous étant pas destinée, elle interroge M. le Préfet. C’est de lui et de l’ARS que nousattendons une réponse crédible.

Midi Libre s’est tourné vers vous faute d’avoir obtenu une réponse de la part de M. le Préfet et de l’ARS pour réagir à notre courrier.

Un coup bas aurait été de saisir le Tribunal administratif en demandant l’annulation de votre permis de construire aux motifs :

  •  qu’il s’agit d’une tentative de régularisation d’une construction sans permis préalable,
  • que l’analyse d’eau n’est pas conforme au Code de la Santé Publique,
  • que l’assainissement n’est pas conforme au Code de la Santé Publique et au Spanc,
  • que, votre habitation étant située en zone inondable, vous ne pouviez l’aménager sans enfreindre les règles du PPRI, du PLU, du PSS.

Ne voulant pas en faire une affaire de personnes, nous n’avons pas saisi le Tribunal administratif.

Ce que nous défendons c’est une certaine idée faire de la politique : le passe-droit, le copinage, les protections portent gravement atteinte à la démocratie et contribuent à développer l’idée du « tous pourris ».

Par ailleurs vous affirmez être en possession d’une analyse d’eau conforme. Malgré nos recherches auprès du Service de l’urbanisme, nous n’avons pas pu retrouver ce document.

L’analyse qui nous a été présentée, n’émanant pas du seul laboratoire agréé officiel (Buisson Bertrand), est entachée de nullité.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.

Rose Marie Cardona, Claude Dubois, Christiane Rott

Fermeture programmée du commissariat à Beaucaire

Réagir pour Beaucaire : communiqué de presse, novembre 2010

Le Midi Libre a appris cette semaine aux Beaucairois le projet d’ores et déjà abouti de fusion des commissariats de Beaucaire et Tarascon. Ce projet se traduira par la fermeture du commissariat de Beaucaire et sera accompagné, on s’en doutait, d’une réduction des effectifs globaux qui devraient passer de 110 à 80. Nous avions déjà évoqué le sujet dans notre lettre d’information du mois d’octobre parue sur notre site internet. Nous n’avons pas manqué d’écrire officiellement au Maire afin que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Le sujet n’a pas été évoqué au motif que M. le Maire n’était pas « prêt ». Prêt à quoi ? Une fois de plus à justifier l’injustifiable ? Que dire en effet d’un maire qui accepte sans broncher la politique de désengagement de l’Etat de ses amis politiques du gouvernement quand dans le même temps il augmente les effectifs de la police municipale et le nombre de caméras de vidéo-surveillance et ce aux frais des seuls contribuables beaucairois qui voient leur note d’impôts locaux augmenter ? Nous revendiquons, depuis la création de RPB, le redéploiement d’une véritable police de proximité circulant à pied, notamment dans le centre-ville. Nous sommes en effet convaincus qu’il s’agit-là d’un outil primordial pour la prévention de la délinquance grâce au lien humain qu’elle permet de maintenir entre les symboles de la justice républicaine et les habitants. Ceci contrairement à la vidéo-surveillance qui n’est qu’un moyen technique de dissuasion. Il est inutile ici d’entrer dans le détail des conséquences déplorables qu’aura ce projet en matière de délinquance dans une ville pourtant déjà considérée comme « sensible ». Il semble bien qu’une fois de plus, les connexions ministérielles dont se targue M. BOURBOUSSON soient plus utiles pour satisfaire ses ambitions de candidat à la députation que pour défendre l’accès aux services publics des Beaucairois. A l’instar des services publics de La Poste ou de l’eau potable, RPB appelle à la mobilisation.

La tribune de RPB dans le bulletin municipal (4e trimestre 2010)

Beaucaire a besoin de vous !

Les Beaucairois voulaient du spectacle, ils en ont pour leurs impôts. La troisième adjointe avait déjà fait embaucher son fils en 2008 comme collaborateur de cabinet, donc à un salaire de cadre, de M. BOURBOUSSON. En juin dernier, elle a de plus été placée en garde à vue pour faux, usage de faux et travail dissimulé dans le cadre de la gestion d’une bodega du salon Taurin lors des fêtes de Beaucaire 2009. En effet, 30 000 € auraient été encaissés sur son compte personnel en lieu et place du compte de l’association dont elle est présidente. Au passage, nous en profitons pour souligner qu’un minimum d’éthique devrait suggérer à celle-ci de démissionner dans l’attente de son jugement.

ET PUIS, voici quelques mois, M. BOURBOUSSON a révélé en plein Conseil municipal que le fils de Jean-Marie ANDRE, adjoint à la culture sous l’ancienne municipalité, ne payait que 120 € de taxe sur le foncier bâti pour son hôtel particulier.

PLUS RÉCEMMENT était à l’ordre du jour de la commission urbanisme la régularisation d’une construction réalisée sans permis de construire par le fils de M. BOURBOUSSON sur les terrains de son père accessoirement situés en zone inondable.

DERNIERE MINUTE, c’est le quatrième adjoint, dépossédé de sa délégation aux festivités par M. BOURBOUSSON et soupçonné de détournement de bien commun qui abandonne le premier le « bateau ivre » en posant sa démission pour le 31 août.

Ces « égarements » de la droite locale pourraient nous réjouir, car de tels agissements ne peuvent que renforcer les chances de la gauche aux prochaines municipales. Toutefois, nous ne sommes pas des adeptes des calculs politiciens. Ce qui nous anime, c’est principalement de pouvoir proposer une alternative crédible au spectacle déplorable évoqué plus haut. Or, pour convaincre dans quatre ans, nous savons que c’est un combat quotidien qu’il faut mener et c’est celui que nous menons déjà depuis 2008. C’est aussi, et avant toute chose, un combat de citoyens engagés. De fait, à RPB toutes les tendances politiques de gauche sont représentées y compris la société civile. Sachez que pour rendre cette victoire possible, nous avons besoin dès à présent de l’aide de tous ceux qui partagent nos valeurs. Alors rejoignez-nous, venez participer à nos débats qui permettront de construire un programme et une équipe qui se mettra enfin au service de tous les Beaucairois !

Nos élus Rose-Marie CARDONA, Claude DUBOIS et Christiane ROTT sont à votre écoute (boîtes aux lettres à leur nom dans le hall d’accueil de la Mairie –tout de suite à gauche de la porte d’entrée- et site internet http://reagirbeaucaire.free.fr où vous pouvez également déposer vos commentaires et/ou suggestions). Le cap des 10 000 visiteurs du site a été atteint !!!

Népotisme : pratiqué par les papes, de l’italien « nipote », neveu.

En politique, le népotisme est caractérisé par les faveurs qu’un homme ou une femme au pouvoir montre envers ses parents ou amis, sans considération du mérite ou de l’équité, de leurs aptitudes ou capacités.

Lettre d’information d’octobre 2010

Dérive beaucairoise

Le 21 septembre 2010 le permis de construire permettant de créer un logement dans une remise agricole au mas Montplaisir était signé par l’adjoint en charge de l’urbanisme.

Comment ne pas être choqué quand on sait que ce logement fut aménagé dès avril 2008 et qu’il est occupé depuis par le fils de Monsieur le maire ?

Comment ce dernier peut-il affirmer à deux élus de l’opposition de gauche qu’un permis était affiché lors des travaux en avril 2008 alors qu’aucun permis de construire n’avait alors été déposé ?

Vérification faite, un permis a bien été déposé, mais en janvier 2009 , il a été refusé.

Une deuxième demande de permis a été déposée en juin 2010 soit 2 ans après les travaux . C’est cette deuxième demande qui a reçu un avis favorable alors même que l’analyse d’eau signale la non-conformité de l’échantillon analysé.

Ca n’est pas sérieux. La multiplication des constructions illicites sur la commune est depuis fort longtemps un véritable fléau. Elle génère de nombreux désordres tant au niveau de la sécurité que de l’égalité des citoyens devant la loi et devant l’impôt. La plus extrême rigueur devrait être de mise pour lutter contre cette dérive qui concerne selon M. le Maire 387 constructions à Beaucaire, encore faudrait-il que le premier magistrat de la ville montre l’exemple.

Une hausse solennelle

Y a-t-il une malédiction Bourbousson ? On peut légitimement se poser la question en épluchant avec un peu d’attention l’avis d’imposition des taxes foncières :

  • Part de la commune : +13,6 % (maire : J. Bourbousson)
  • Part du département : +1,06 % ;
  • Part de la région : +0,76 % ;
  • Taxe ordures ménagères : +3,99 % (président de la communauté : Jacques B.)

Etrange non ? Surtout si on se rappelle cette belle déclaration concluant les tracts qui présentaient le programme d’un certain JiBé :

Nous prenons solennellement l’engagement devant toutes les beaucairoises et tous les beaucairois que l’ensemble du programme que nous vous proposons pour construire notre ville autrement est financièrement réalisable et se fera sans aucune augmentation des impôts locaux dépendants de la commune.

Alors, que s’est-il passé ? Que sont devenus les millions sur lesquels s’était endormie l’autre droite ? Il est probable que Monsieur Bourbousson, à l’instar de l’illustre Jacques Chirac, répondrait qu’ils ont fait pschiiiittttttt !!!

On admettra sans peine qu’une telle augmentation est plus facilement acceptable lorsqu’on cumule une indemnité de maire et de président de la communauté de communes (6 000 € excusez du peu) que si on gagne, comme la moitié des Français, moins de 1 600 € par mois…

Que fait la police ?

Vous le savez déjà, RPB revendique, depuis sa création, le redéploiement d’une véritable police de proximité circulant à pied, notamment dans le centre-ville. Nous sommes en effet convaincus qu’il s’agit là d’un outil primordial pour la prévention de la délinquance grâce au lien humain qu’elle permet de maintenir entre les symboles de la justice républicaine et les habitants. Ceci contrairement à la vidéo-surveillance qui n’est qu’un moyen technique de dissuasion. Non seulement nos revendications n’ont jamais été entendues mais nos sources nous informent ces jours-ci que le projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon devrait voir le jour en 2011. Le commissariat de Beaucaire devrait ainsi disparaître au profit de celui de Tarascon. Comme tout bon projet gouvernemental de fusion il n’évitera pas non plus la restructuration. Les effectifs globaux qui sont actuellement de 110 devraient ainsi passer à 80. Il est inutile ici d’entrer dans le détail des conséquences déplorables qu’aura ce projet en matière de délinquance dans une ville pourtant déjà considérée comme «sensible». Il semble bien qu’une fois de plus, les connexions ministérielles dont se targue M. BOURBOUSSON soient plus utiles pour satisfaire ses ambitions de candidat à la députation que pour défendre l’accès aux services publics des Beaucairois. A l’instar des services publics de La Poste ou de l’eau potable, RPB restera donc vigilante et mobilisée.

Réunion publique : le service publique de l’enseignement

Voici retranscrite dans son intégralité l’intervention de Jean-François Milesi qui animait la réunion publique sur les écoles et l’enseignement public à Beaucaire :

En préambule, il n’est peut-être pas inutile de signaler que cette réunion consacrée à l’Ecole Publique n’est pas motivée par l’actualité judiciaire ; c’est une problématique essentielle de la vie de la Cité, qui s’impose en cette période de rentrée, mais il est vrai que la démission de l’Adjointe à l’Enseignement, par la désorganisation ou les retards que cela risque d’occasionner, ne peut que nous rendre plus attentifs à ce sujet.

De même, si nous faisons un peu l’historique de la situation scolaire dans notre ville, ce n’est pas par nostalgie d’anciens combattants, mais parce que certaines prises de position, certains actes de gestion passés expliquent un certains nombre de difficultés présentes.

Dans cette trop rapide introduction, nous nous proposons d’évoquer des questions auxquelles Réagir Pour Beaucaire ne souhaite pas forcément imposer des réponses toutes faites : il s’agit de susciter un débat citoyen impliquant en premier lieu les acteurs que sont les parents et les personnels mais aussi l’ensemble de la population, afin de bâtir des propositions concrètes.

Tout d’abord, il parait difficile de séparer totalement la situation locale du contexte national : depuis plusieurs années, le gouvernement met en œuvre son dogme qui vise à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; les Ministres de l’Education Nationale successifs, en dernier lieu Darcos puis Chatel, l’ont appliqué avec un zèle tout particulier, au rythme de 15 à 16.000 suppressions de postes par an (ce sera encore le cas en septembre 2011), alors même que la démographie contredit les discours officiels et que la population scolaire augmente ; c’est particulièrement vrai à Beaucaire où les effectifs des écoles publiques, maternelles et primaires, sont passés d’environ 1.300 à 1.500 élèves entre 2008 et 2010 (dont 532 en maternelles et 966 en primaire). Ce qui occasionne, nous allons le voir, des problèmes aigus de locaux, puisqu’il ne reste que 43 places disponibles pour l’ensemble des 5 écoles maternelles et seulement 18 pour les 6 écoles primaires !! En tout cas, on en vient presque à regretter le Ministre Allègre, qui parlait de « dégraisser le mammouth » ; il y a belle lurette qu’il n’y a plus de gras : hier, on mordait dans le muscle, aujourd’hui, c’est à l’os qu’on s’attaque : si quelques classes ont dû être ouvertes ces dernières années pour éviter que les moyennes par division ne deviennent insupportables, néanmoins, une CLIS (Classe d’Intégration Scolaire) a été fermée à l’Ecole Nationale en 2009 ; ces structures qui accueillent 12 enfants au maximum sont destinées à traiter les situations de handicap (d’ordre cognitif, mental, auditif, visuel ou dyspraxique…). De la même façon, les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) sont dépouillés de leurs moyens, alors même que Beaucaire concentre de multiples difficultés économiques, sociales et culturelles…Aujourd’hui, on s’attaque même aux personnels non titulaires, aux emplois précaires que sont les Auxiliaires de Vie Scolaire ou les Contrats Uniques d’Insertion (ex CAE : contrats d’accompagnement vers l’emploi) pour faire des économies. On pourrait encore évoquer les projets de suppression des écoles maternelles pour les remplacer par des « jardins d’enfants » payants ; à ce sujet, comment oublier le mépris et la méconnaissance des apprentissages qui se jouent en maternelle de la part du sieur Darcos qui s’indignait que l’on exige des diplômes pour enseigner en Maternelle, alors qu’il suffit à l’en croire, de savoir changer les couches-culottes ?! Tous les prétextes sont bons (réforme, rythmes scolaires, surcharge de travail des enfants….) pour justifier une vision purement comptable et financière de l’Ecole, vision dont les plus faibles sont les premières victimes.

Si l’on peut reprocher au maire actuel de se réclamer d’une majorité nationale qui applique une telle politique, on doit cependant reconnaître que son Conseil Municipal a fait l’effort d’embaucher un Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles (les ATSEM) par classe, ce qui n’était plus le cas depuis longtemps…

Il faut rappeler aussi que depuis les premières lois de Décentralisation, en 1983, les charges de construction, de fonctionnement et d’équipement des écoles relèvent des communes ; celles des collèges sont du ressort des départements et donc du Conseil Général (E.Vigne et E.Triolet), les Lycées comme le Lycée professionnel Paul Langevin dépendent de la Région. Les personnels enseignants, pour tous les établissements sont des fonctionnaires d’Etat ; en ce qui concerne les personnels de service, pour les écoles ce sont des agents municipaux ; pour les collèges, depuis la deuxième vague de décentralisation, en 2004/2005, ces personnels ont pu –pour la plupart, pas tous-choisir entre l’Etat et le Département…

Ces généralités rappelées, un petit retour en arrière s’impose : de 1959 à 2008, soit un demi-siècle, Beaucaire n’a connu que 2 équipes municipales qui ont dirigé la Ville pendant une durée équivalente et, toutes deux, ont eu un maire instituteur : José Boyer puis Jean-Marie André (ce dernier suppléé, sur le papier, par Mme Cellier lors de ses dernières années de mandat). Mais là s’arrête le parallèle car autant pour le premier l’Ecole était un investissement, une forme d’idéal républicain, autant pour l’autre, elle fut une charge, un poids, voire une monnaie d’échange, un objet de marchandage et de chantage, voire de prise d’otages pour de sordides mobiles politiciens. Beaucaire et sa jeunesse en paient encore le prix ! En effet, jusqu’en 1983, l’implantation des écoles a suivi le développement de la ville : au milieu du XXième Siècle, elles étaient situées dans ce qui est aujourd’hui le Centre ancien, ou en zone agricole, comme à Saujan ou plus tard à Nourriguier (ces 2 établissements étant aujourd’hui fermés) ; le développement de l’activité industrielle à Garrigues Planes autour de la cimenterie et de la brasserie, avec les cités ouvrières des Castors et des Houblons, fut accompagnée de l’implantation d’une école maternelle et primaire. Quand la ZUP sortit de terre, il y eut au cœur de celle-ci, l’Ecole de Puech-Cabrier, puis, vers 1980, celle de La Moulinelle, érigée en lien avec cet outil mis au service de la jeunesse qu’est la Halle des Sports. C’était là que se situait alors la limite de la ville avec, à proximité, au milieu de champs en friche, les baraquements d’un futur collège que l’Etat avait implantés dans la perspective du développement jusqu’à Beaucaire de la Zone Industrielle de Fos, qui devait devenir la Ruhr de la Méditerranée. Le choc pétrolier de 1974 mit un terme à ces espérances et il fallut tout la combativité des parents et des enseignants pour que les baraquements deviennent le Collège Elsa Triolet.

Par contre, au cours des trente dernières années, sous les municipalités André, Cellier et, dernièrement, Bourbousson, la population de Beaucaire a augmenté, grosso modo, de 10% mais la surface bâtie, elle, a explosé, a doublé durant la même période, une surface entièrement consacrée à la spéculation immobilière, aux lotissements et aux zones commerciales ; mais rien pour les équipements publics, pas une salle pour les associations, pas un lieu pour le développement de la vie citoyenne et culturelle, rien qui ne structure l’espace…Aucune école n’a été bâtie pour accompagner cette expansion qui a aussi correspondu à un déplacement sans précédent du centre de gravité urbain. Aucune école mis à part le déplacement de l’Ecole maternelle du Sizen dans l’enceinte de la Condamine, dans des conditions rocambolesques qu’il faut rapidement rappeler. Comme dit précédemment, J.M. André a toujours considéré l’Ecole comme une charge ou comme un moyen de pression : la reconstruction du Collège Vigne, qui touche enfin cette année à son terme, en est une illustration parfaite, caricaturale même ; la première demande de restructuration date de décembre 1991, voilà 20 ans déjà….La décentralisation fait que le Conseil Général doit en être le maitre d’œuvre, mais la commune doit proposer des terrains, soit pour déménager le collège soit pour agrandir son assise sur place. Le conseiller général de l’époque s’appelle Bernard Deschamps, il est communiste ; ce qui est insupportable pour monsieur André : les terrains proposés pour déplacer le collège sont tous, pour une raison ou une autre, inconstructibles ; par contre, le chantage financier sur le Conseil Général est permanent : on lui demande d’élargir la rue Henri Soulier, voie communale ; la chapelle, au bas du collège, est démontée, restaurée, reconstruite, elle aussi aux frais du département ; le terrain adjacent du Sizen, nécessaire à la reconstruction sur place, est vendu par la mairie au département au prix du terrain à bâtir, plusieurs dizaines de milliers d’euros- alors que la Municipalité Boyer avait vendu pour le Franc symbolique le terrain nécessaire à la construction d’Elsa Triolet- ; André exige et obtient également que la reconstruction de l’Ecole du Sizen, qui est de la responsabilité de la commune, soit également prise en charge par le Conseil Général…Bref, durant ces 20 années perdues en marchandages indécents, les bâtiments du Collège ont beaucoup souffert, les enfants de Beaucaire aussi, son image s’est dégradée, la mixité sociale y a disparu, aggravée ces derniers temps par la suppression de la sectorisation voulue par Sarkozy, mesure mise en œuvre depuis longtemps à Beaucaire dans le Primaire, qui a conduit à la ghettoïsation des écoles du centre ville en amont et du collège Vigne, en aval. Tant et si bien, que malgré des installations flambant neuves, ce collège a perdu 2 classes en cette rentrée et il va falloir les efforts de tous, Mairie comprise, pour qu’il retrouve la confiance des parents et redevienne un outil de développement local. Ces difficultés s’expriment aussi à travers le mal être des personnels : il n’y a pas si longtemps, 4 ou 5 ans je crois, c’est la totalité de l’équipe enseignante de l’Ecole rue Nationale qui a demandé et obtenu sa mutation sous d’autres cieux d’une année sur l’autre, alors que l’efficacité au service des enfants passe aussi par la stabilité des équipes qui en ont la charge, et donc la prise en compte par les élus locaux de leurs difficultés, de leurs projets, de leur parole….

Si vous le permettez, je voudrais dire un dernier mot sur l’Histoire récente qui éclaire le présent : en 1989, Beaucaire a défrayé la chronique sur le plan national, à travers l’instrumentalisation politicienne de ses écoles par J.M.André et son équipe ; cette année-là, il décida d’exclure 42 enfants des listes d’inscription dans les écoles, puis des cantines et des transports scolaires, au motif qu’en raison de leurs origines, ils constituaient un handicap pour leurs camarades d’études, en violation de toutes les règles internationales. Cet élu, qui espérait ainsi chasser sur les terres du Front National, fut condamné à Grenoble mais les écoles de Beaucaire, leur image, en ont été durablement salis !

Vous le voyez, un quart de siècle de mépris, de désintérêt pour l’Ecole Publique, ici, nécessite une mobilisation, une réflexion et des actions fortes pour reconstruire. Il y a d’abord, cela a déjà été évoqué, le manque de places et la vétusté de certains locaux. Tout est plein : le seul local susceptible de pouvoir accueillir une éventuelle classe supplémentaire est, aujourd’hui, le logement de fonction de la Condamine ! Mais, enfin, pour la première fois depuis bien longtemps, la municipalité actuelle évoque la possibilité d’une école nouvelle, près du canal et de la capitainerie, sur les surfaces libérées des projets extravagants de Marinas caressés par André et Cellier. D’une part, ce projet, s’il se réalise demandera du temps : il ne saurait donc, en aucun cas, justifier le blocage actuel d’environ 50.000 euros de travaux qui s’imposent dans les écoles existantes. Par ailleurs, on annonce qu’il s’accompagnerait de la disparition de 2 écoles du Centre Ancien (Le Château et Nationale) : on peut se demander si cette décision ne précipiterait pas la mort du cœur historique, déjà déserté par bien des services publics ou commerciaux. Si l’on a à cœur de le revitaliser ne serait-il pas possible de profiter d’une construction nouvelle pour dédoubler les écoles existantes et offrir aux élèves qui les fréquenteraient plus d’espaces, plus de services, plus de moyens par exemple pour l’expression théâtrale, les Arts plastiques, le sport en salle etc. ? Fermer 2 écoles pour en ouvrir une ne va pas en tout cas augmenter sensiblement les capacités d’accueil, ce qui est pourtant l’une des difficultés actuelles…On peut aussi s’interroger sur la pertinence du lieu choisi : il est davantage tourné vers le Sud et le quartier St Joseph, des zones où l’expansion urbaine parait condamnée depuis les inondations de 2003. Ne serait-il pas plus judicieux d’examiner aussi (mais cela ne condamne pas forcément le projet municipal) l’opportunité d’une nouvelle école dans les zones nouvellement urbanisées, à l’Ouest ou au Nord, avec là aussi des structures comme une salle polyvalente, un jardin, une place publique, des aires de sport qui permettent l’émergence d’une vraie vie de quartier, qui structurent ces étendues aujourd’hui invertébrées où les populations n’ont aucun lieu, aucune occasion de se rencontrer, de se parler, de se connaître…Ces questionnements sont d’autant plus urgents que les derniers projets de révision du Plan Local d’Urbanisme laissent entrevoir une volonté d’urbaniser au-delà de la Rocade, mais aussi autour de la nouvelle caserne des pompiers. Le lien entre urbanisme, équipements collectifs, services publics comme les écoles, est absolument indispensable, ou alors on se précipite vers des villes éclatées, inhumaines et invivables !

Cela pose aussi le problème des déplacements et en particulier de la sécurité des enfants sur le chemin d’écoles de plus en plus éloignées des quartiers récents, de l’engorgement automobile aux heures de rentrée et de sortie, de son impact sur l’environnement ; le moment n’est-il pas venu de mettre à l’ordre du jour un Service de Transport Scolaire desservant par bus la périphérie urbaine, et plus seulement les écarts de la Plaine ?

Dans les autres domaines du ressort de la Mairie, ne faudrait-il pas dans une Zone d’Education Prioritaire comme la nôtre remettre en place vigoureusement des études surveillées, des groupes d’aide aux devoirs, et travailler très en détail, très en profondeur, tout ce qui concerne les activités périscolaires (au-delà du seul Centre Aéré) de façon à retirer certains enfants de la rue et à offrir au plus grand nombre l’accès à des domaines, à des modes d’expression, qu’ils ne peuvent trouver chez eux.

Ne peut-on aussi réfléchir à une aide véritable à la parentalité, à travers des dispositifs, des intervenants, qui permettent à des parents parfois dépassés, de réfléchir, de s’organiser, de retrouver une maîtrise perdue sur leurs enfants, en amont des problèmes, plutôt que d’invoquer de façon rituelle la suppression des allocations familiales ou la prison pour les parents d’enfants délinquants, mesures qui aggravent plus qu’elles ne règlent les problèmes ?

Enfin, en guise de dessert pour cette trop longue introduction, qui n’avait d’ailleurs pas pour objet de faire une revue détaillée et complète, il parait nécessaire d’évoquer les cantines, au sujet desquelles il semble que de nombreuses plaintes se fassent entendre : problèmes de rations et de quantité, à propos desquels les services municipaux répondent qu’un tiers des convives participeraient aux repas de façon indûe, soit parce que les enfants en question soit parce que les enfants en question seraient « oubliés » par leurs parents à midi, soit parce que les familles ne règleraient pas le forfait demandé. Le chiffre avancé parait ahurissant ! Soit les familles ont les moyens de payer et la Mairie est en droit de l’exiger, soit les familles sont en difficulté et les services municipaux savent très bien de quels services sociaux ils doivent se rapprocher, que ce soit le Centre Communal d’Action Sociale ou le Centre Médico-Social, mais il n’y a aucun argument valable pour que les rations servies demeurent insuffisantes et il est hors de question que les écoliers fassent les frais d’une politique d’austérité municipale ! Une autre demande remonte fortement, qui est celle de la compétence des personnels employés dans les cantines, surtout dans le domaine de la gestion des groupes d’enfants : beaucoup de contrats précaires (CUI/CAE) sont utilisés ; il serait temps que les élus se rendent compte que ces personnes ne sont pas seulement de la main d’œuvre bon marché, mais des citoyens en difficulté momentanée pour qui le contrat doit aussi comprendre un volet formation de façon à acquérir une qualification, un surcroît d’autonomie et de dignité. Il y en a assez de cette conception des contrats précaires qui consistent à ne voir en eux que de la main d’œuvre corvéable et jetable à merci : il y a d’abord et avant tout des êtres humains, des citoyens en quête de reconnaissance, d’utilité sociale et de dignité ! D’autant plus que la cantine, dans des villes en difficulté comme la nôtre est, pour beaucoup d’enfants, la seule occasion de prendre un vrai repas, vraiment équilibré, dans la journée et, avec du personnel compétent et bien formé, cela peut constituer une séquence éducative, tout aussi importante que d’autres dans la journée scolaire ! Il peut y avoir une approche pédagogique de l’alimentation ! C’est d’ailleurs l’un des enjeux de la cantine bio qui pourrait petit à petit se mettre en place, au lieu du simulacre actuel qui semble n’être qu’un effet d’annonce…

Retraites : Communiqué de presse

RPB : réagir pour les retraites

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites. Même si le texte a été voté à l’Assemblée, il reste encore le Sénat. Alors ne baissons pas les bras. Cette réforme, qui ne résout rien sur le moyen terme, est une des plus dures d’Europe. Elle constitue une mise à sac sans précédent du principe de solidarité entre les générations acquis de haute lutte par nos prédécesseurs. A l’heure où la collusion entre nos dirigeants et la haute finance internationale est de plus en plus évidente, les motivations de ce projet apparaissent de plus en plus clairement : préserver les profits du capital au détriment du travail. Parents, enfants, petits-enfants, nous sommes tous concernés car c’est l’équilibre de nos familles qui est en jeu. Alors pour battre en brèche cette arithmétique simpliste que nous servent nos élites, nous invitons tous les Beaucairois à entrer en résistance et à participer aux prochains mouvements interprofessionnels. Rendez-vous jeudi matin à 9h30 devant la passerelle du canal avec l’inter-syndicale en prélude à la manifestation de l’après-midi qui se tiendra à 15 h devant le Préfecture de Nîmes.

Contre les idées reçues et pour ne pas perdre tout espoir de victoire, nous vous invitons à regarder cette petite vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xeefhg_incultures-5-travailler-moins-pour_news

Lettre au Maire : Sécurité et prévention de la délinquance

Cette article reproduit la lettre adressée à M. Bourbousson par RPB afin d’être informé sur les axes de la politique de sécurité et de prévention de la délinquance initiée par la majorité municipale.

Monsieur le Maire,

Votre programme de campagne électorale proposait « d’instaurer et développer le travail en réseau avec les différents partenaires et unités spécialisées responsables des missions de sécurité : Police nationale, Police municipale, Gendarmerie et Douanes ».

Nous avions relevé à l’époque la pertinence de cette proposition, même si selon nous ce travail en réseau devait aussi inclure les travailleurs sociaux et les établissements scolaires. Education, prévention et répression étant, toujours selon nous, des outils indispensables et complémentaires au service d’une seule et même politique.

Votre proposition nous est apparue pertinente, car nous sommes nous-mêmes convaincus que le décloisonnement des services et le travail partenarial sont une des clés de la réussite face à des problématiques aussi complexes que celle de la prévention de la délinquance et de la sécurité.

Aussi il nous serait agréable d’être informés sur les avancées de la municipalité en matière de travail en réseau depuis les élections de 2008. Plus précisément, pourriez-vous nous dire quelles sont les actions menées conjointement par la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie et les Douanes ?

Nous vous en remercions par avance et vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations distinguées.

Francis FOUSSARD

Le Président

Beaucaire, ville fleurie… et propre ?

Nous n’avons pas les mêmes valeurs…

Dans le supplément Votre été à Beaucaire du Midi Libre de juillet, Jacques Bourbousson déclarait :

Je souhaite que les touristes aient envie de venir à Beaucaire et d’y retourner. Nous mettons beaucoup d’énergie pour que ce soit une ville propre, avec un bon accueil…

Voici quelques images glanées au fil des rues cet été qui illustrent les propos de M. Bourbousson :

Cliquez sur le lien pour voir le diaporama au format PDF

Buste d’Eugène Vigne

Voici reproduite dans son intégralité la lettre envoyée à Monsieur Damien ALARY, Président du CONSEIL GENERAL et à Monsieur Jacques Bourbousson maire de Beaucaire qui a pour objet une demande de déplacement du buste d’Eugène Vigne dans l’établissement scolaire qui porte son nom.

Beaucaire, le 10 septembre 2010

Monsieur le Président,

Attendu depuis de nombreuses années, le Collège Eugène Vigne vient de recevoir ses premiers élèves.

Le magnifique établissement porte le nom d’un Beaucairois illustre et généreux. En effet, bien avant Jules Ferry et ses lois, il fut un des précurseurs de la laïcité et de la gratuité scolaire et ce sous le Second Empire, dans des conditions très difficiles.

Ne se satisfaisant pas de bonnes paroles, il rédigea en 1875 son testament par lequel il léguait à la Ville de Beaucaire une somme d’argent destinée à la construction d’une « Ecole primaire supérieure » exclusivement gratuite et laïque. Cette école vit le jour en 1882, dans les locaux de celle de la Condamine où elle cohabita jusqu’en 1961, date à laquelle fut inauguré le Cours complémentaire du Sizen.

En 1882, grâce à Eugène Vigne, Beaucaire eut, avec Nîmes, la première « école primaire supérieure » du département du Gard.

Dans son testament, Eugène Vigne instituait en outre des prix en argent destinés à « stimuler le zèle des Beaucairois en matière de diffusion de l’instruction ». Ces prix permettaient, à l’origine, à une famille modeste de pouvoir assumer une partie non négligeable des frais de scolarité annuels d’un élève.

Afin d’honorer la mémoire de ce grand bienfaiteur, nos anciens édiles ont fait sculpter un buste en bronze d’Eugène Vigne et l’ont érigé sur le cours Gambetta. En 2002, lors des travaux d’aménagement du cours en aire de stationnement, le piédestal a été détruit et la statue reléguée rue Jean Moulin à l’entrée de l’école de la Condamine. Cette malheureuse initiative risque de plonger dans un oubli définitif ce grand Beaucairois (il est à noter qu’un buste d’Eugène Vigne existe déjà dans le gymnase de cet établissement).

Nous pensons qu’aujourd’hui Eugène Vigne serait fier de sa ville, de ce magnifique établissement et de voir son rêve réalisé. Sa statue mérite bien un meilleur emplacement et pour lui rendre justice, nous vous demandons, Monsieur le Président, de bien vouloir faire transférer, en accord avec Monsieur le Maire de Beaucaire, le buste d’Eugène Vigne dans l’enceinte du nouveau collège, en un lieu que vous choisirez, et qui soit visible de tous les collégiens afin de ranimer la mémoire d’un personnage qui a su mettre en accord ses principes et ses actes, et grâce auquel l’Ecole pour Tous s’est inscrite dans la vie et a contribué à la formation de citoyennes et de citoyens conscients et éduqués.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus distinguées.

Pour les conseillers municipaux de gauche

Christiane ROTT

Rose-Marie CARDONA

Claude DUBOIS

Conseillers municipaux de Beaucaire

Lettre d’information de juillet 2010

Des élus à la consigne

Une certaine confusion est apparue au moment du vote de la délibération portant sur le marché de fournitures pour la nouvelle crèche.

Celle-ci faisait référence au nouveau décret du 7 juin 2010 qui autorise les crèches à recevoir des enfants en surnombre certains jours de la semaine. Pour une structure de 45 places comme celle de Beaucaire, cela porte la capacité maximale d’accueil à 54 ( + 20 % ). En aucun cas, il ne s’agissait, comme l’a prétendu M. Corrias suivi de près par M. Bourbousson, d’augmenter la capacité d’accueil de la structure pour la porter à 54 enfants. Ce n’était pas l’objet de la délibération. A priori l’adjoint délégué à la petite enfance ne connaissait pas bien le dossier. Il a confondu l’agrément accordé par le conseil général et l’accueil d’enfants en surnombre.

Alors pourquoi la gauche a-t-elle voté contre cette délibération ? Tout simplement parce qu’elle s’appuie sur un décret dénoncé par l’ensemble des professionnels de la petite enfance. Le mouvement de contestation, joliment baptisé « Pas de bébé à la consigne », voulait alerter la population sur les dangers de ce texte qui réduit le nombre de personnels qualifiés auprès des enfants, réduit le taux d’encadrement d’adultes.

Une crèche n’est pas une garderie. C’est un lieu d’éveil, de découvertes, d’apprentissages, de socialisation que seuls des professionnels diplômés peuvent animer. Voilà l’objet de notre refus.

Nous n’avons pas de leçon à recevoir de M. le Maire qui nous invitait à expliquer notre choix auprès de la population. Nous saluons l’ouverture de la nouvelle crèche et nous réjouissons qu’elle aie pu obtenir du Conseil Général un agrément pour 54 enfants permanents au lieu de 45. Ce projet, initié par l’ancienne équipe, répond à une forte demande. Nous resterons toutefois vigilants sur les conditions d’accueil.

Emploi et clientélisme à la Beaucairoise

Pourquoi les élus de gauche au conseil municipal s’opposent-ils au recrutement par la mairie d’employés en contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE) ? Alors que le maire apporte toujours la même réponse empreinte de sentimentalisme et de calcul politicien, RPB souhaite modestement élever le niveau du débat afin de comprendre les enjeux de telles mesures.

Qu’on en juge :

En vingt ans, la part des salaires dans le PIB (produit intérieur brut, indicateur qui évalue la richesse d’un pays) a baissé de plus de 9 % en France. Cela représente pour les salariés une perte sèche d’au moins 100 milliards d’euros par an. Dans le même temps et par un effet de vases communicantes troublant, la bourse reste outrageusement rentable, malgré les crises successives, pour les grandes fortunes et les bénéfices se chiffrent en milliards d’euros (+100 Md € en 2007).

Voici ce que l’on trouve le site du ministère du Travail et de la Solidarité (sic) à propos du CAE :

Le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) est un contrat de travail à durée déterminée, destiné à faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d’accès à l’emploi.

On ne peut qu’être d’accord avec l’intention mais concrètement peut-on promettre au 42 personnes employés en CAE par la mairie depuis 2 ans une formation qualifiante et au bout un CDI correctement rémunéré ? Ou alors entretient-on une classe de travailleurs pauvres errant de missions d’intérim en contrats aidés ? Voilà les questions que nous posons au Maire et qui restent sans réponse à ce jour.

En définitive ces mesures ne remplaceront jamais une politique de l’emploi offensive et un rééquilibrage de la balance Travail-Capital. Au lieu de cela, le gouvernement y voit un moyen de faire baisser au frais du contribuable les statistiques du chômage et nos dirigeants locaux de cultiver une clientèle toujours fertile en période électorale.

Papa m’a dit (*)

Voici quelques mois le nouveau Maire de Beaucaire a accusé publiquement le fils du Maire sortant de ne pas payer d’impôts. Plus récemment Le Maire sortant a accusé le fils de l’actuel Maire d’avoir construit sans permis sur les terres de son père accessoirement situées en zone inondable. Ici point besoin de travailler plus pour gagner plus. On est dans l’univers impitoyable des « fils à papa » des notables beaucairois parmis lesquels on compte aussi un des fils de la première adjointe, recruté juste après les élections pour un modeste salaire de 2700€/mois alors qu’il ne disposait d’aucune expérience ou compétence particulière pour le travail en mairie. Merci papa, merci maman, tous les ans on voudrait que ça r’commence… Quel spectacle pathétique, voyez ces deux élus qui voudraient sois-disant jouer dans la cours des grands, se retrouver dans le bac à sable de la maternelle s’envoyant des invectives sur leur progéniture adorée. Il paraît qu’on a les élus qu’on mérite…

(*) Surnom donné au fils Mitterrand (Jean Christophe) lors de ses voyages d’affaires en Afrique

Brèves

Une idée pas trés lumineuse : au moment où les beaucairois commencent à réaliser, grâce à RPB, que la mainmise du privé sur le service de l’Eau est catastrophique en termes d’efficacité et de finances (publiques ou familiales), voici que la Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence, présidée par qui l’on sait, décide de privatiser le service de l’éclairage…public ! Profitez de l’été pour stocker chandelles et lampes tempête !

Voeu pour la rentrée scolaire : on ne peut que souhaiter que les cantines des écoles de la Ville soient gérées plus sérieusement que certaines bodegas des Estivales. Hum. Personne n’est visé…

Merci à tous ceux qui ont participés à la réussite de la fête des Libertés 2010 !

Retrouvez la vidéo de cette soirée ici.