Lettre d’information de juin 2011

Quand le PLU ne plaît plus

Le plan local d’urbanisme, appelé PLU, organise l’occupation des sols de la commune : telle zone peut être urbanisée, telle autre est réservée à l’industrie, une autre à l’agriculture… Il fixe un règlement pour chacune de ces zones et fixe le cap à travers un plan d’aménagement et de développement durable (PADD). Il est consultable par le public. Il peut être soit révisé entièrement, soit modifié, ou bien encore faire l’objet d’une révision simplifiée, la modification et la révision simplifiée ne doivent pas porter atteinte à l’économie générale du PADD et ne doivent pas comporter de graves risques de nuisances.

A Beaucaire, une révision générale a été lancée par la municipalité. Dans le même temps 5 révisions simplifiées sont en cours : Bieudon, Gaudon, La Tapie, Garrigues Planes ouest, un projet photovoltaïque, soit plus de 10 % du territoire communal. L’économie générale du PADD n’est-elle pas remise en cause ?

La 8ème révision simplifiée du PLU concerne 30 ha de terres agricoles qui seraient ouvertes à l’urbanisation au lieu dit La Tapie, à l’ouest de la nouvelle caserne des pompiers. Elle a été lancée par la majorité municipale lors du conseil municipal du 7 juin 2011. Les élus d’opposition, gauche et droite confondues, ont voté contre cette délibération, dénonçant au passage une supercherie : pour justifier de « l’intérêt général » de cette révision, un très improbable « programme Alzheimer » est sorti du chapeau. Le directeur de l’hôpital local n’a pas été consulté, l’Agence régionale de santé n’a rien demandé. Dans les hôpitaux de la région, les lits réservés aux malades atteints d’Alzheimer ne sont pas remplis, les familles préférant garder leurs proches auprès d’elles.

S’il s’avérait nécessaire de créer des lits pour ces malades souvent valides, l’aménagement de l’hôpital actuel éviterait leur ghettoïsation tout en créant de l’activité en ville. Incluse dans le projet, l’idée de créer une nouvelle zone commerciale n’est guère pertinente : Genestet est suréquipée, les derniers commerces du centre-ville ferment les uns après les autres. En réalité, il s’agit de maquiller un projet immobilier porté par la STATIM et ses dirigeants ceux-là mêmes qui ont massacré la colline des Caunelles.

Lors de précédents conseils municipaux, nous avions soulevé le fait que la nouvelle caserne des pompiers était la tête de pont d’une extension de l’urbanisation au-delà de la rocade. Le diamètre des tuyaux posés en 2010 était surdimensionné par rapport aux besoins de la seule caserne. Lors de la campagne pour les municipales en 2008, l’équipe de Bourbousson dénonçait l’étalement urbain vers l’ouest, l’urbanisation grignotant les terres agricoles, la gestion au coup-par-coup sans vision sur le long terme du tandem André-Cellier : une fois aux affaires, cette même équipe renie ses engagements de campagne et poursuit cette fuite en avant.

Il va de soi qu’RPB se mobilise contre cette révision simplifiée et participera à l’enquête publique. Nous vous invitons à en faire autant !

Plus 50 % en 2008, moins 50 % en 2013 ?

Comme chaque année à la même époque, le conseil municipal devait se prononcer sur le rapport annuel du délégataire Veolia qui gère les réseaux d’eau potable et d’assainissement. Et comme chaque année depuis 2008, l’opposition de gauche a dénoncé avec force la gestion de cette entreprise qui ne fait pas son travail et méprise les élus en leur soumettant un rapport d’activités fantaisiste et mensongé. Sauf que cette année les arguments avancés par Claude Dubois ont titillé l’oreille du maire qui a retiré la délibération afin d’étudier plus sereinement le rapport qu’aucun élu de la majorité et de l’opposition de droite ne semble avoir lu. Christophe André a repris courageusement les arguments de son père pour rejeter la responsabilité d’une telle situation sur les administratifs qui auraient donné leur aval pour la reconduction du contrat en 2008. Mais était-il hors de portée des élus à la tête de la mairie à cette époque de se rendre compte que l’augmentation de près de 50 % de la part d’abonnement effective en 2008 pénaliserait les petits consommateurs ? C’est ce que semble sous-entendre M. André qui n’a pas été capable, pas plus que Mmes Cellier et Arèse, de calculer un simple pourcentage…

RPB réaffirme que la renégociation du contrat qui doit intervenir en 2013 doit permettre une baisse du prix de l’eau de 50 %. Pour celles et ceux en délicatesse avec les chiffres, il s’agit ni plus ni moins de diviser la facture d’eau de chaque Beaucairois par deux.

Fête des Libertés 2011

Calendrier : cette année encore RPB vous donne rendez-vous le 13 juillet à a base nautique pour sa traditionnelle fête des libertés (Réservations au 04.66.59.02.26).

Fête des Libertés 2011

La fête des libertés 2011 présentée par Réagir Pour Beaucaire aura lieu le mercredi 13 juillet 2011 à partir de 19h, base nautique de Beaucaire.

Au programme : apéritif, buvette, couscous (10€) et concert gratuit avec le groupe le Rock à Lili

Réservez vos places dès à présent en nous contactant à l’adresse reagirbeaucaire@free.fr

Les Estivales de Beaucaire vues par RPBEt pour les jeunes, y a quoi ?!

Lettre d’information de mai 2011

Le nucléaire sur la brèche

Souvenez vous lors de l’avant dernier conseil municipal, M. le Maire a proposé une minute de silence en hommage aux victimes de la catastrophe de FUKUSHIMA. Les élus de gauche ont accepté sous réserve qu’un débat ait lieu au sein du Conseil Municipal à propos du nucléaire. Cette demande avait pour seul objet de rompre avec la confiscation du débat démocratique et transparent sur le sujet depuis des années par le gouvernement et les sociétés productrices d’électricité d’origine nucléaire. Tout le monde connaît le discours asséné depuis des années : «L’énergie nucléaire est sûre, propre et indispensable pour réduire la production de gaz à effet de serre». Donc circulez il n’y a rien à voir. A l’heure où la sécurisation de la centrale japonaise n’est toujours pas assurée et où l’on fête l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, nous aurions souhaité apporter un autre éclairage sur le sujet sur la base de données objectives et provoquer ainsi une réflexion commune. Malheureusement M. le Maire a préféré attendre que l’Assemblée Nationale débatte du sujet avant de permettre aux élus beaucairois de le faire. Il est vrai que le débat politique et démocratique n’est pas le fort de M. BOURBOUSSON.

Budget – Effets d’annonce

Le budget 2010 était ambitieux en matière d’investissement puisqu’il prévoyait d’effectuer des travaux à hauteur de 324€ par habitant ce qui nous approchait de la moyenne nationale des villes entre 10 et 20000 habitants qui est de 453€ pour 2009. Malheureusement le compte-administratif de 2010 a révélé que finalement, ce sont seulement 187€ par habitant qui ont été investis en 2010. Pour ne citer qu’un exemple, 140 000€ de travaux étaient prévus pour la « martyrisée » rue Nationale en 2010. Non seulement rien n’a été effectué mais la Mairie s’est engagée à démarrer les travaux de rénovation complète de la rue début 2012 alors qu’aucune prestation d’étude de conception (architecture , urbanisme, économie etc.) n’a été budgétée en 2011. Il y a donc fort à parier que les 445€ de dépenses d’investissement par habitant prévues au budget 2011 ne constituent une fois de plus qu’un effet d’annonce qui ne verra finalement qu’une faible réalisation.

Fusion des commissariats – Frais de déplacement

M. le Maire et son adjoint à la sécurité M. Sarrailh se sont rendus au Ministère de l’Intérieur le 6 mai dernier pour traiter du projet de fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon. Lors du dernier Conseil Municipal M. le Maire a expliqué que la fusion était entérinée au niveau ministériel, que des patrouilles mixtes avec les personnels de Beaucaire et de Tarascon étaient effectuées et que l’objet de son déplacement était d’obtenir des garanties du gouvernement pour le maintien du commissariat dans sa configuration post-fusion c’est à dire avec douze personnes affectées. Bien qu’il s’en défende, M. le Maire considère depuis le début que le fait est accompli et il n’hésite pas à recourir au mensonge pour justifier ses positions. Ainsi les patrouilles mixtes qu’il évoque n’ont jamais eu lieu et la décision ministérielle n’a toujours pas été prise. Par ailleurs tous les policiers le savent, un commissariat de douze personnes n’est pas viable en raison des contraintes logistiques comme celles relatives au stockage des armes. Aussi accepter la configuration à douze agents revient à accepter la disparition du commissariat. C’est pour cela que RPB ne baisse pas les bras et a saisi les parlementaire gardois sur ce sujet (retrouvez la lettre au parlementaire en cliquant sur le lien suivant : lettre parlementaire).

RPB a participé au rassemblement des travailleurs du premier mai dernier à Beaucaire. Retrouvez l’allocution des dirigeants syndicaux en cliquant sur le lien suivant : discours 1er Mai.

Intervention rassemblement au Planet à Beaucaire le 1er mai 2011

Quelle idée de vouloir se rassembler par un beau dimanche de mai, en pleines vacances scolaires !

Certains commentateurs parlent d’une tradition vieillotte appelée à disparaître, d’autres, plus généreux, évoquent la Fête du Travail : le 1er mai serait donc un jour férié comme les autres, avec un petit air de St Valentin, de fête des grands-mères ou des secrétaires !

Le 1er mai, comme le 8 mars – journée internationale pour les Droits des Femmes, ne mérite pas cette banalisation…

Car le travail et les salariés, sont-ils vraiment à la Fête ?

Etaient-ils à la Fête celles et ceux qui, à Beaucaire, ces dernières semaines, ont été contraints de se mettre en grève pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires, que ce soit à STRADAL, dans le bâtiment, à AXIMA, dans les travaux publics, dans les transports DECOUX ou encore dans la grande distribution comme à CARREFOUR où le personnel féminin en particulier est soumis au temps partiel imposé et à des horaires de travail éclatés ??

Doit-on oublier que le 1er mai a connu un baptême de sang en 1886, à Chicago, quand la police abattit 6 ouvriers qui manifestaient pour la journée de 8 heures ?

Peut-on oublier qu’en France même, à Fourmies dans le Nord, en 1891, pour les mêmes revendications (journée de 8 heures, semaine de 48 heures) 10 travailleurs trouvèrent la mort face aux forces de Police aux ordres du grand patronat du Textile et des Mines ?

Ou encore ce 1er mai 1929 à Berlin où, en pleine ascension du nazisme, 33 manifestants furent abattus ?

Aujourd’hui même, dans certains pays du Sud de la Méditerranée, des hommes et des femmes vont risquer leur vie pour ces droits élémentaires que sont la liberté d’expression et de rassemblement, la possibilité de s’organiser dans des Syndicats ! Et c’est dans la patrie des Droits de l’Homme que certains essaient de diviser les travailleurs en pointant du doigt ces pays et ces peuples en quête de liberté !

On essaie de nous faire peur avec les droits et libertés conquis ailleurs, quand tout devrait nous porter à nous en réjouir !

Aujourd’hui, nous entendons dans certaines bouches résonner des accents vieux de 70 ans, quand le Maréchal Philippe Pétain proclamait le 1er mai comme « Fête du Travail et de la Concorde Sociale et Nationale », comme si rien ne séparait les salariés de ceux qui tirent profit de leur travail, comme si les intérêts de madame Bettencourt étaient les mêmes que ceux de la caissière de Carrefour !!Comme si les intérêts et les préoccupations des 40 patrons des 40 entreprises qui dominent la Bourse de Paris étaient identiques à ceux de leurs salariés, 40 patrons dont on vient d’apprendre que leurs salaires de base s’élevaient à 90 millions d’euros annuels, sans parler de leurs stock-options, parachutes dorés et primes diverses.

505% même d’augmentation pour le patron de Michelin, une augmentation à 3 chiffres quand les salariés, dans les meilleurs des cas, doivent se contenter d’un seul chiffre, et encore-après la virgule, derrière le zéro !

Comment ne pas être écœurés par l’évocation de cette prime présidentielle qui ne concernerait que les entreprises privées de + de 50 salariés, dont le montant est laissé à l’appréciation forcément généreuse, n’en doutons pas, des patrons et des actionnaires dont on connaît le grand cœur ! Et encore, elle ne serait versée que si l’entreprise réalise des bénéfices supérieurs à ceux de l’année précédente : ainsi, il suffit à TOTAL qui a réalisé 13 milliards d’Euros de profits de ne faire que 12 milliards l’an prochain pour être exonéré !

Les traders, financiers, spéculateurs ont rénoué avec leur train de vie doré, mais c’est aux premières victimes de la crise, travailleurs en activité ou privés d’emploi, qu’ils présentent l’addition : retraites démantelées, Sécurité Sociale défigurée, licenciements boursiers, souffrance au travail, gestion par le stress avec les résultats que l’on connaît : les 60 suicides de France Télécom et tant d’autres que l’on ne connaît pas, comme ce cadre qui, il y a tout juste un an, s’est donné la mort, dans son bureau, dans son entreprise, ici à Beaucaire !

Nous payons leur crise : les fonctionnaires ne sont pas épargnés, dont un départ à la retraite sur 2 seulement est remplacé, avec pour résultat un affaiblissement, une dégradation des services rendus au Public, que ce soit à la Poste ou à l’Hôpital.

Même les enfants ne sont pas épargnés, puisque malgré des effectifs scolaires plus nombreux, 16.000 enseignants vont disparaître à la rentrée, une saignée de 50.000 postes en 3 ans.

Ne parlons même pas des salaires : +0,5% en 2010, rien en 2011, rien en 2012 !

Ces agressions, sans précédent, contre le monde du Travail, pilotées par la Banque Centrale Européenne, les Bourse, le Fonds Monétaire International et les gouvernements d’inspiration peu ou prou libérale, ces agressions rencontrent une opposition de plus en plus forte des peuples et des travailleurs en Irlande, en Grèce, au Portugal, en Islande…il y a quelques semaines, ils étaient 200.000 dans les cortèges à Londres non pour acclamer un mariage d’opérette mais pour clamer leur soif de justice, pour que les vrais responsables paient.

Ici aussi, n’attendons pas après les promesses, électorales ou non, gagnons ou regagnons tout de suite ce qui peut l’être… Et sans nous tromper de colère ni de cible !

Car les vrais responsables, ceux qui nous ont mis en difficulté nous désignent comme coupables ceux qui sont plus pauvres, plus exploités, plus malheureux que nous.

Méditons les leçons de l’Histoire : ceux qui le 1er mai 1941 voulaient faire de cette date une journée de réconciliation entre exploiteurs et exploités célébraient également la Fête de leur chef : la Saint Philippe. Leurs héritiers d’aujourd’hui préfèrent eux aussi la célébration la Ste Jeanne d’Arc à la Défense des droits et revendications des travailleurs ; ils veulent égarer notre juste colère sur des voies sans issue de division, en exonérant, en dissimulant soigneusement les vrais coupables, qui eux sont bien propres sur eux, souvent bien blancs, souvent bien français, bien costumés, et parlent si bien à la télévision pour nous expliquer que nous devons consentir à encore plus de sacrifices !

Personne ne se battra à notre place, faisons dès maintenant en sorte, dans nos entreprises publiques ou privées que nous puissions fêter des avancées nouvelles le 1er mai 2012 ! Sans nous tromper de colère, sans confondre victimes et coupables !

Lettre d’information d’avril 2011

Mauvaise passe

Le Stade beaucairois, par l’intermédiaire de son nouveau président Georges Cornillon, a obtenu du conseil municipal une avance de la totalité de sa subvention pour l’année 2011-2012 pour permettre au club de terminer la saison en cours. Celui-ci a justifié cette demande en évoquant la situation financière du club qui à ce jour est au bord de la faillite. Cette avance sera ensuite remboursée sur une durée de 10 ans par reconnaissance de dette contractée auprès de la mairie.

Comment en est-on arrivé là ?

L’équipe première est la vitrine d’un club de football. Si elle est performante, elle permet d’attirer de nombreux jeunes qui viennent ensuite grossir les rangs du club. Toute la difficulté de la politique conduite par les dirigeants consiste à trouver un savant équilibre entre la part d’investissement consacrée à l’équipe première et celle accordée à l’encadrement des jeunes. Equilibre d’autant plus difficile à trouver que les exigences de rémunération de certains joueurs sont toujours plus élevées et que les piètres performances de l’équipe nationale au mondial 2010 ne suscitent pas les vocations de nos jeunes.

Les élus de gauche soutiennent l’initiative de Georges Cornillon dont l’intention est de sauver cette institution à laquelle sont attachés de nombreux Beaucairois. Les objectifs affichés sont plus modestes et plus conformes à la stature du club. Il recentrera son action vers les jeunes qui constituent un vivier suffisant sans avoir à s’attacher les services de joueurs prêts à se vendre au plus offrant.

Il la sent bien

« Pour 2012, je la sens bien » (Nicolas Sarkozy ; Œuvres choisies, Avril 2011)

L’a-t-il sentie, la colère des milliers de « petites mains » de Carrefour, dont des dizaines à Beaucaire, qui, l’autre samedi, ont fait grève parce qu’ils et elles en ont assez de l’existence en miettes, du travail à temps partiel imposé, de la vie qu’on perd à vouloir la gagner ? L’a-t-il senti le mal-être des chauffeurs de Decoux pressurés par la direction ? L’a-t-il bien sentie la grogne des salariés d’Axima, qui bossent par tous les temps, sur le Boulevard Foch comme sur des tas d’autres chantiers en France, et qui ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, quand, parce qu’ils et elles le valent bien, les 2.000 foyers les plus fortunés de France vont bénéficier des effets conjugués des derniers feux du « bouclier fiscal » et du rabotage de l’impôt de Solidarité sur la Fortune : 180.000 € de rabais supplémentaire (chacun !) sur leurs impôts ! Et ce n’est qu’une moyenne ! Il y ajoute la provocation d’une prime facultative, au montant incertain, qu’on touchera ou pas et qui servira d’alibi au grand patronat pour ne pas augmenter les salaires ! Les yeux rivés sur 2012 et sa réélection, le nez pincé, la sent-il bien l’odeur de la crotte sous laquelle il étouffe les petites gens ? La sent-il bien la puanteur que dégagent ses ministres et leurs propos dans leur course à la lepénisation des esprits, dont au bout du compte risque de sortir vainqueur le monstrueux original plutôt que la copie sinistre.

Eh bien, on va la lui faire sentir, et avant 2012, et sans se tromper ni de colère ni de cibles : ce ne sont pas aux pauvres bougres qu’on essaie de nous désigner comme coupables de payer, mais bien à ceux qui la sentent bien parce qu’ils croient qu’ils le valent bien et qui ont mis le pays en coupe réglée !

Crimes en direct

Dernièrement les médias ont fait leurs choux gras de faits divers dramatiques filmés par des caméras de vidéo-surveillance. Les télévisions ne manquent pas de diffuser des extraits d’agressions violentes, souvent gratuites. On tremble face à un tel déchaînement de violence mais on nous rassure en vantant les mérites de ces caméras qui permettent de retrouver rapidement les agresseurs. Ont-elles pour autant permis d’éviter les drames ? Non. Sont-elles efficaces pour prévenir ces violences ? Non. En revanche elles ont largement justifié l’abandon d’une police de proximité seule capable de conduire une action de prévention et de dialogue avec la population.

Fusion des commissariats : lettre au député Yvan Lachaud

Monsieur le Député,

La fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon doit être effective à la rentrée scolaire 2011. Le commissariat de Beaucaire devrait ainsi disparaître dans sa configuration actuelle au profit de celui de Tarascon. Les effectifs globaux qui sont actuellement de 110 agents sur les deux communes devraient êtres réduits à 80.

Le niveau de satisfaction des Beaucairois vis-à-vis de la mission de service public assumée par la Police Nationale est déjà très faible. Il s’explique notamment par un nombre d’actes délictueux nettement supérieur à la moyenne et en presque constante augmentation. Ainsi, pour ne citer qu’eux, les vols avec violence et les vols de véhicules ont augmenté respectivement de 29 et 55 % entre 2010 et 2011 pour atteindre les chiffres significatifs de 44 et 128 infractions. Le nombre de cambriolages quant à lui reste relativement stable, mais à un niveau anormalement élevé, c’est à dire 155. Cette insatisfaction est aussi une conséquence de la banalisation des incivilités qui, ajoutée aux chiffres évoqués plus haut, développe un sentiment de « zone de non droit » dans certains quartiers de la commune comme le centre-ville par exemple.

L’actuel Maire, M. BOURBOUSSON, affirmait déjà dans son programme de campagne des dernières élections municipales que « nombre de Beaucairois se plaignent d’un manque évident de présence policière sur la commune. Notre objectif est de remédier à cette carence ». La situation a malheureusement continué de se dégrader depuis 2008 et, alors que l’une des attentes des Beaucairois face à ce constat reste un renforcement de la présence policière sur le terrain, l’éloignement et la réduction des effectifs est donc la réponse proposée. Beaucaire est classée en zone urbaine sensible, en zone d’éducation prioritaire, ses taux de chômage et de personnes vivant des minimas sociaux sont parmi les plus élevés de la région. C’est donc une population vulnérable qui va se retrouver plus fragilisée encore, alors qu’elle comptait fortement sur son Maire et ses relations ministérielles afin qu’il défende en haut-lieu et avec détermination le droit à la sécurité de ses administrés.

M. BOURBOUSSON a tout d’abord été fuyant en refusant d’inscrire le sujet à l’ordre du jour du conseil municipal malgré notre insistance. Puis on l’a trouvé plutôt optimiste quand il a déclaré à la presse le 17 novembre « On pourra déposer plainte à Beaucaire et le service dans la ville et à la campagne restera ». Quelques jours plus tard il affichait, en pleine page du Midi Libre, son opposition farouche au projet. Le 25 novembre, il faisait encore la une du quotidien et vantait ses mérites dans cette nouvelle cause défendue auprès de deux conseillers du cabinet du Ministre. Dans la foulée il lançait une pétition concurrente à celle circulant déjà en ville, faisait voter une motion par le conseil municipal et organisait une marche citoyenne entre la mairie et le commissariat.

Et puis lors de la réunion publique organisée à l’initiative de M. le Préfet du Gard pour présenter le projet à la population, ce dernier, pour évoquer l’implication de M. le Maire dans le dossier, l’a comparé à un « pitbull ne lâchant jamais sa proie ». Ce qui n’a pas empêché M. BOURBOUSSON de co-présider la réunion aux côtés de M. le Préfet et de ne jamais lui opposer le moindre contre-argument.

Alors comment comprendre la posture d’un homme politique qui un jour organise une manifestation d’opposition au projet et qui le lendemain siège aux côtés du préfet venu en vanter les mérites ?

Vous l’aurez compris, les Beaucairois, qui sont plus de 3000 à avoir manifesté officiellement leur opposition au projet en signant les pétitions évoquées plus haut, ont abandonné tout espoir que M. Maire les défende jusqu’au bout. Lors des questions diverses du dernier conseil municipal, ce dernier a d’ailleurs laissé entendre à demi-mot que des patrouilles de police « mixtes », avec des personnels de Beaucaire et de Tarascon circulaient déjà. Aussi les habitants ont-ils décidé, et nous nous en faisons l’écho, de s’en remettre à leurs Elus nationaux, en l’occurrence les Députés et Sénateurs du Gard.

C’est pourquoi, au nom du droit à la sécurité de tous les Beaucairois, nous sollicitons votre haute bienveillance afin que ce sujet soit évoqué à l’Assemblée Nationale lors des questions du mercredi et que toute autre action utile soit entreprise afin de maintenir, voire renforcer, les effectifs du commissariat de Beaucaire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Le président, Francis Foussard

Lettre d’information de mars 2011

Parlons budget

Avec le printemps arrive le temps pour les élus d’examiner les finances locales en conseil municipal. Le compte administratif, en fait le relevé de toutes les factures émises ou encaissées par la commune au cours de l’année 2010, a été débattu lors du dernier conseil. Ce document, très épais, nous apprend ce qui s’est réellement passé avec nos impôts. Ainsi, nous avons pu voir que si la commune avait envisagé de réaliser pour 12 millions d’€ de travaux pour l’année 2010, elle n’en avait en fait réalisé que pour un montant de 4 millions.

Et alors où est le problème ?

La moyenne nationale de dépenses brutes d’équipement en France pour les villes de 10 000 à 20 000 habitants s’élève à 453 € par habitant. A Beaucaire elle était de 241 € par habitant en 2009 et chute à 187 € par habitant en 2010. De nombreux bâtiments communaux, terrains, chemins… nécessitent des frais de remise en état, de mise en conformité, d’améliorations : et bien tout ceci est renvoyé à l’année prochaine, ou bien à celle d’après, si bien que ce parc immobilier se dégrade peu à peu. Autre constat, le produit des 4 taxes (foncier bâti, non bâti, taxe d’habitation, taxe professionnelle) s’élève à 816 € par habitant à Beaucaire. La moyenne nationale, très inférieure, est de 484 € par habitant. Nous pouvons en conclure que Beaucaire est une ville riche, mais que la population est pauvre, car 53% des Beaucairois ne paient pas d’impôts sur le revenu. Comment se fait-il que cette manne ne soit pas mieux utilisée pour le bien être des Beaucairois ?

Pour illustrer la navigation à vue qui est la marque de fabrique de la municipalité actuelle, les dépenses de fonctionnement ont diminué de 1,5 millions d’€ et les recettes ont augmenté de 475 000 €, soit un total de près de 2 millions d’€.L’augmentation de 11% des impôts locaux en 2010 était-elle nécessaire ?

Enfin, une information sur la perte d’attractivité de notre ville apparaît lorsque l’on constate que le nombre de résidences secondaires est passé de 326 en 2009 à 192 en 2010.

Un chiffre qui devrait interpeller les élus de la majorité.

Planète bis

L’homo sapiens (l’homme sage) l’est-il encore ?

Grâce à la science, l’homme a pu réaliser un rêve : aller dans l’espace et marcher sur la lune.

De même il a pu descendre au fond des abysses .Pour pénétrer ces milieux hostiles qui l’entouraient, son génie lui a permis de contourner tous les obstacles.

Dans une sorte de processus inverse, en plongeant au cœur de la matière à la rencontre de l’atome, il s’est inventé un cauchemar.

Il a créé un milieu hostile qu’il ne peut pas pénétrer sauf à le payer au prix de sa santé, voire de sa vie, un milieu où le simple geste de brancher un tuyau d’eau afin de refroidir le monstre en fusion est une mission impossible.

La survie de notre espèce est menacée par cette science sans conscience.

Les leçons de Tchernobyl n’ont pas été tirées .Agissons pour que celles de Fukushima le soient.

Parce qu’il n’y a pas de planète bis, il faut sortir au plus tôt du nucléaire.


RPB organise le mercredi 13 avril à 18h30 une projection du dernier film de Coline Serreau « Solutions locales, désordre globale » au cinéma leREX de Tarascon. Elle sera suivie d’un débat sur l’agriculture.

Combien ça coûte ?

De nombreux chiffres ont circulé à propos du coût des festivités, des corridas… Nous sommes en mesure de communiquer ceux de 2009.

Coût des festivités

→ Festival de l’humour : 205 716 € dont 119 750 € à la charge des beaucairois

→ Estivales : 344 892 € dont 306 305 € à la charge des beaucairois

→ Beaux quais : 133 750 € dont 133 750 € à la charge des beaucairois

→ Concert Patrick Bruel : 151 453 € dont 59 404 € à la charge des beaucairois

→ Fêtes de Noël : 44 629 € dont 44 100 € à la charge des beaucairois

→ Communication : 59 929 € dont 49 700 € à la charge des beaucairois

Total : 948 128 € dont 713 009 € payés par nos impôts, la différence étant supportée par des subventions ou par la billetterie, le coût des emplacements…

Coût des animations taurines et équestres

→ Courses camarguaises : 307 796 € dont 137 796 € à la charge des beaucairois

→ Corridas : 481 319 € dont 297 485 € à la charge des beaucairois

→ Lusitanien : 125 991 € dont 100 740 € à la charge des beaucairois

→ Affaires taurines ?? : 64 463 € dont 63 958 € à la charge des beaucairois

Total : 979 869 € dont 599 979 € payés par nos impôts.

713 009 € + 599 979 € = 1 312 988 € soit 8 612 607 francs ,vous avez bien lu , huit millions six cents mille francs pour faire la fête. Ce qui représente 14 % des dépenses de fonctionnement et 84 € par Beaucairois.

Pas mal en période de crise !

Jean-Marie André et l’histoire

Alors voilà, la bête politique a rendu son tablier après 28 ans d’une carrière qui l’a propulsée jusqu’à l’assemblée nationale. Spécialiste du coup de gueule et de l’effet de manche, il démissionne pour «dénoncer la gestion catastrophique et irresponsable de la commune depuis trois ans» dans une dernière (?) saillie qui a longtemps fait le bonheur du Midi Libre et , il faut bien le dire, d’une majorité de Beaucairois.

Élu pour la première fois en 1983 à la tête de la mairie, il n’aura eu de cesse de dénigrer l’action de son prédécesseur, José Boyer, parlant de commune sinistrée à son arrivée au pouvoir. Il le répète encore aujourd’hui afin d’ asseoir sa condition d’homme providentiel qui a permis «la résurrection» de la ville. Amen.

Plutôt que de relancer la polémique qu’il affectionne tant, nous lui offrons pour sa retraite des éléments de réflexions sur quelques faits historiques et néanmoins indiscutables. Sans pour autant espérer de sa part, et pour rester sur le même registre que lui, quelque acte de contrition et de repentir.

Au delà des actes , il y a les idées. Des idées structurées par une philosophie au services de tous et non pour l’intérêt d’un petit groupe. Voici celles qui animaient les différentes équipes Boyer :

  • être au service de tous
  • faire payer les riches par le levier de la taxe professionnelle ;
  • redistribuer les richesses ;
  • favoriser les logements sociaux par des programmes de construction individuels et collectifs ;
  • défense du petit commerce en refusant l’implantation de grande surface ;
  • défense de la laïcité et respect de la loi de 1905 en refusant par exemple les signes religieux pendant les fêtes ;
  • lutte contre la spéculation immobilière par la création de zones d’aménagement différées ;
  • obligation pour les promoteurs de créer des espaces publics (locaux et places) de participer à l’édification des services publics (école de Puech Cabrier)
  • intégration des services publics dans les opérations d’aménagement (écoles, commerces, espaces publics, salle polyvalente, gymnase, etc …)

Quelles étaient les idées de Jean-Marie André et quelles sont celles de son bébé Jacques Bourbousson ?

Une équipe composée de communistes, de socialistes et de démocrates, avec à sa tête José Boyer, gagne les élections le 15 mars 1959. A cette époque, la limite urbanisée de Beaucaire est celle que l’on appelle aujourd’hui centre ville. Les infrastructures publics sont très sommaires voire inexistantes : une voirie digne des voies romaines avec des rues pavées de calades , une ville plongée dans le noir à la tombée de la nuit, un réseau d’adduction d’eau ne desservant que quelques rues, des égouts à ciel ouvert aux entrées de la ville, des bâtiments communaux et des écoles nécessitant un solide rafraîchissement, une absence d’équipements sociaux : pas de foyer restaurant pour les personnes âgées, pas de crèche et pas de maisons des jeunes, et un déficit en logements qui obligeaient les beaucairois à s’exiler.

Voilà l’immense chantier auquel se sont attelées les différentes majorités municipales dirigées par José Boyer. En voici un résumé :

Les premiers efforts se sont concentrés sur les équipements du centre ville. Qualifié de priorité des priorités, l’adduction en eau potable nécessita de gros investissements pour sécuriser et étendre le réseau. Dès 1959 un réservoir de 1000 mètre cubes fut construit à la cote 50 sur la colline du Sizen, un puits de captage et une station de pompage moderne complétèrent ce dispositif. Parallèlement l’extension du réseau d’eau permit d’approvisionner tout le centre ville ainsi que le sud du canal et l’ouest du boulevard Foch, ce qui représentait à l’époque plus de 10 kilomètres de canalisation.

Les premiers travaux d’un réseau de tout à l’égout débutèrent en 1964 grâce à une subvention accordée par l’ État et devaient s’étaler sur deux décennies.

La modernisation de l’éclairage entrepris dès 1960 permit l’installation de luminaire dans toutes les rues du centre-ville l’année suivante.

La réfection des rues fut entreprise, le bitume remplaçant progressivement les « calades ». Alors que huit rues de la ville étaient couvertes d’ enrobé en 1959, on en comptait 92 en 1964 pour une longueur de près de 10 kilomètres linéaires. Ce même effort était entrepris pour la voirie rurale, complété par un curage de la Roubine Royale, d’une installation de panneaux de signalisation à certains carrefours dangereux.

Le nouveau maire, instituteur de son état, ne pouvait être indifférent à l’état de certaines écoles de Beaucaire. De gros travaux furent entrepris pour accueillir dignement les petits beaucairois. C’est aussi au cours de ce mandat que furent inaugurés le collège Eugène Vigne (reconstruit récemment) et le collège d’enseignement technique Paul Langevin pour lesquelles la commune dut supporter l’achat des terrains ainsi que la création des réseaux d’eau, d’assainissement, de gaz et d’électricité.

L’attention portée aux vieux travailleurs se concrétisa par la création d’un centre de paiement de la sécurité sociale, évitant ainsi le déplacement à Nîmes. Celui-ci permit également le remboursement plus rapide des frais médicaux avancés par les patients. Cette mesure prit toute son importance pour les familles les plus modestes.

Une maternité fut ouverte en 1961 mais celle-ci ne put survivre à une politique de rigueur imposée par l’Etat.

Pour répondre au souhait de nombreux beaucairois de rester sur leur commune et alors que nombre d’ entres eux devaient s’exiler, une ZUP fut crée en 1965 dans les quartiers de Puech-Cabrier et La Moulinelle. C’est au cours de ces années que s’élevèrent les résidences ’Les colombes », « Les Iris ». Sans toutefois oublier ceux qui préféraient la maison individuelle puisque dès 1969 des programmes de villas et de pavillons (« Les Oliviers », « Les Grillons », « Les Amandiers ») purent satisfaire une demande croissante.

La constitution d’un syndicat mixte d’équipement le 4 août 1966, en étroite collaboration avec la chambre de commerce de Nîmes, constitua la première pierre qui aboutit en 1973 à la création d’une ZAC de 50 hectares. Elle fut suivie dans la foulée d’une zone d’aménagement différé de 180 hectares afin de prévoir une extension de l’actuelle zone industrielle. Elle connut un succès immédiat avec l’installation d’une unité de Saint-Gobain Industries à la fin de cette même année. De nombreux emplois furent crées et la taxe professionnelle versée facilita le financement et la poursuite des travaux déjà engagés.

On retrouvera une trame de ces grands chantiers au cours des mandats successifs de José Boyer. Sans entrer dans le détails, on peut citer :

  • l’extension de la ZUP pour laquelle l’office Départemental HLM réalisa plus de 700 logements collectifs auquel il fallait ajouter 114 pavillons individuels. En 1976 le centre commercial de la ZUP sorti de terre, conférant à l’ensemble une cohérence que l’on ne retrouve pas dans les nombreux lotissements crées par les majorités dirigées par M. André.
  • la poursuite de l’effort concernant l’assainissement permit de faire disparaître les cloaques que l’on trouvait aux entrées de la ville. Plusieurs stations de relevage furent créer. Point d’orgue de cette immense progrès, la mise en service d’une station d’épuration moderne était mis en service en avril 1977.
  • la création d’un Centre Communale d’Action Sociale après l’acquisition d’un immeuble du boulevard Joffre permit l’ouverture du Foyer Restaurant pour personnes âgées le 5 janvier 1979. Cet équipement hébergea des clubs pour la lecture, les loisirs, la détente, le service de Protection Maternelle et Infantile, le Centre de Planification et le service d’ Hygiène Mentale inaugurée le 24 février 1981. Anticipant la tendance actuelle qui porte des projets de création de structures accueillant à la fois des personnes âgées et de jeunes enfants, la Halte Garderie fut installée dans le même immeuble ouvrit ses portes aux petits beaucairois en avril 1982.
  • la modernisation des équipements scolaires et péri-scolaire fut poursuivis : création de cantines scolaires, organisation de classes vertes pour les enfants de Beaucaire, aménagement des circuits de transports, déménagement du centre aéré dans des locaux aménagés sur un vaste terrain, réaménagement de l’ancienne école de Saujean (sur la route de Fourques) en centre d’accueil dont profitèrent de nombreuses associations beaucairoises. La taxe professionnelle de l’usine hydroélectrique contribua largement au financement de la construction de la piscine. Les associations concernées eurent accès dès 1981 à la halle des sports qui comprenait une salle omni-sports, de vestiaires, d’une salle de massage. Structures qualifiés par M. André au moment de sa conquête du pouvoir «d’équipements de prestige»…
  • la revitalisation du centre ancien pour sauver le centre-ville du dépérissement fut engagé au cours du quatrième mandat (1977-1983) par la création d’une OPAH (opération programmée de l’amélioration de l’habitat) qui prenait en compte les aspects sociaux, architecturaux et financiers des différentes actions à mener. L’aménagement de la place Vieille fut réalisé, et devait être complété par la réfection de la montée du Château. La commune racheta près de la moitié des immeubles de l’îlot du temple, deux bâtiments de l’îlot de la Glacière ainsi qu’une partie de l’ îlot des Pêcheurs. Cet effort ne fut pas poursuivi par la nouvelle équipe arrivée en 1983, on connaît la suite.

Le mot de la fin revient à José Boyer qui introduisait son livre «Beaucaire une page d’histoire» en évoquant

le témoignage d’un passé récent, mais trop souvent oublié, plus souvent aussi dénaturé dans un but peu honorable par ceux qui, délibérément, prennent trop de licences avec la vérité.

Lettre d’information de février 2011

Ter répétita

C’est reparti pour un tour de piste à 100 000 €. Après avoir déclaré que cette fois-ci ils avaient compris, ils seraient raisonnables, les élus de la majorité ont changé d’avis. Cette attitude vertueuse n’aura duré que quelques mois, place au gaspi.

 Les corridas de l’été 2011 ne devaient coûter « que » 30 000 € aux Beaucairois, elles coûteront bien plus cher, à minima 150 000 € moins les entrées et la vente des carcasses d’animaux, soit, en étant optimiste, 100 000 € à la charge des contribuables.

Organiser une seule corrida ou une bonne novillada aurait été plus adapté à la situation financière de la ville et à son statut dans le mundillo, les aficionados locaux ne manquant pas d’occasions d’assouvir leur passion dans les arènes prestigieuses de Nîmes, Arles ou Béziers.

En estimant à 500 le nombre d’aficionados beaucairois, le coût pour ces deux corridas programmées est de 100 000€ : 500 = 200€/aficionado.

Ce chiffre est à mettre en perspective avec la subvention accordée par la mairie au stade beaucairois 30, soit 88 000 €. Avec cette somme et l’aide de quelques sponsors, les dirigeants du stade prennent en charge 400 licenciés et leurs éducateurs pendant toute une année.

Communauté de commune Beaucaire Terre d’Argence ou armée mexicaine en déroute ?

Plusieurs délibérations votées en conseil municipal ont élargi les compétences de la CCBTA : éclairage public, Château de Beaucaire, assainissement non collectif, Fisac, collecte des déchets,… Certaines de ces décisions peuvent se justifier par les économies d’échelle réalisées.

 Mais qu’en est-il de l’efficacité d’une telle structure et de sa réactivité face aux demandes des citoyens ?

Les deux exemples qui suivent permettent de répondre en partie à cette question :

  • le 14 décembre 2010, au cours de la réunion de quartier, initiée par l’ARCA, des habitants du centre-ville ont souligné l’absence d’éclairage à la tombée de la nuit rue de la République. Demande transmise par Mme Bourgues à la CCBTA qui n’a pas réagi. Nouvelle réclamation auprès de Mme Bourgues à l’issue du conseil municipal le 19 janvier dernier, sans effet.
  • le 25 janvier, M. Bourbousson appelait, en présence de deux élus de l’opposition de gauche, un responsable de la CCBTA afin de lui demander de laver quotidiennement la Montée du château, vespasienne pour certains locaux et venelle « accessoirement » empruntée par les touristes dès les premières vacances de février. On aurait pu croire que l’autorité naturelle et l’exemplarité de notre maire auraient suffi. On aurait pu le croire, mais à ce jour rien n’a été fait.

Pour compléter le tableau, deux membres de RPB se sont rendus au siège de la CCBTA jeudi 24 février afin de consulter les documents administratifs relatifs au marché du SPANC (assainissement non collectif) attribué à Veolia. Pas de chance, aucun cadre présent ce jour-là pour les renseigner : certains étant en vacances, d’autres en arrêt maladie, personne pour assurer la continuité du service.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent…

Stupeur et tremblements

Le 8 février dernier, le projet de loi « inique » d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) a été approuvé définitivement par le Sénat et l’Assemblée Nationale. Sans surprise, ce texte entérine des transferts de compétences massifs aux communes, alors qu’elles étaient jusque-là assumées par la Police nationale. Ainsi, pour ne citer que cet exemple, les directeurs de services de Police municipale pourront conduire des enquêtes du « quotidien » ce qui leur permettra de constater les crimes et les délits, de recueillir des renseignements sur l’auteur des infractions, voire de procéder à des perquisitions. La stratégie est évidente et est illustrée parfaitement avec le cas de Beaucaire : déploiement de la vidéosurveillance avec l’aide de l’Etat, recrutement dans la Police municipale, démantèlement de la Police nationale avec la fusion des commissariats de Beaucaire et de Tarascon. Avec cette politique, la droite locale et nationale remet donc une nouvelle fois en cause l’égalité d’accès à un droit fondamental, à savoir, ici, celui à la sûreté. Ainsi, selon que vous vivrez dans une commune riche ou pauvre, la qualité des missions rendues par la Police municipale ne sera pas la même. Depuis la suppression par la droite de la police de proximité, les missions de la Police nationale n’étaient déjà plus remplies de façon satisfaisante. Qu’en sera-t-il demain à Beaucaire : le pire est à craindre. Ceci d’autant plus que la LOPPSI va permettre de déléguer le visionnage des images de la vidéosurveillance à des opérateurs privés. On voit poindre ici le troisième étage de la fusée gouvernementale, après le désengagement de l’Etat, le transfert aux communes, voici la privatisation. Alors M. le Maire peut bien nous réciter en conseil municipal une lettre sans faute de français, qu’il a envoyée aux préfets des départements du Gard et des Bouches du Rhône où il exprime son opposition à la fusion des commissariats. Tout ceci n’est qu’imposture. A quand une mobilisation massive des Beaucairois au nom du respect de leur dignité de citoyen ?

Les enfoirés sont à Beaucaire

Lundi 7 février 2011 l’antenne beaucairoise des restos du cœur était inaugurée en présence de M. le préfet du Gard.

Ambiance :

Parmi les soixante participants, une trentaine de bénévoles, féminines pour la plupart, les « autorités locales et départementales », masculines exclusivement, et la présence insolite des représentants du parti radical décidément de plus en plus présents sur Beaucaire et dont on se demande ce qu’ils font là, au resto du cœur.

Après la traversée rapide des réserves alimentaires (produits premier prix) de l’association, lait, pâtes, conserves, pommes de terres, pommes,… exposées sur des étagères, l’assemblée se dirige vers la salle de restaurant du foyer où un copieux buffet servi par un traiteur l’attend.

Avant les agapes, quelques-uns de ces messieurs costumés et cravatés ont discouru, faisant l’éloge de la fraternité, soulignant que manger c’est le premier des droits de l’homme, vantant les mérites de Coluche, énumérant les chiffres de la misère (1 milliard de repas servis, 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, 52 % des Beaucairois non soumis à l’impôt sur le revenu, 170 foyers déjà inscrits sur Beaucaire, 400 attendus…). Aucun ne s’est indigné des chiffres publiés le jour-même : ceux de l’industrie du luxe qui ne s’est jamais aussi bien porté, LVMH + 73% de chiffre d’affaires en 2010, Hermès + 13%. Etait-ce indécent ?

Sans aucun doute non, en revanche, comme l’a souligné un participant anonyme, qui a quitté la salle sitôt les discours terminés, il était indécent d’organiser un buffet à l’issue de cette inauguration.