Lettre d’information de novembre 2009

Devoir sur table

Les décisions de gestions présentées lors du Conseil Municipal du 10 novembre ont été l’occasion de glaner quelques chiffres toujours croustillants concernant la tauromachie espagnole. Ainsi le contrat des matadors varie de 9000 à 46000€ tandis qu’un toro Victorino Martin coûte 10000€. Rémy Vidal, collaborateur de Cabinet de Monsieur Bourbousson et néanmoins fils de Madame Vidal 1ère adjointe, nous a par ailleurs appris le lendemain dans la presse que les corridas espagnoles accusaient cette année un déficit de 100 000€. Vous souvenez vous de l’action ambitieuse visant à une modification durable des comportements alimentaires des enfants votée lors du Conseil Municipal d’octobre dernier. Le projet consiste à donner une fois par semaine une portion de fruit aux élèves des écoles publiques maternelles et primaires. Il en coûtera 6700 € par an à la municipalité.

Question : la portion distribuée aux enfants est un demi fruit, les enfants travaillent 4 jours par semaine. Pendant combien d’années pourrait on distribuer un fruit entier par enfant tous les jours d’école si la municipalité y consacrait un budget équivalent au déficit 2009 de la tauromachie espagnole ?

Réponse : 100 000 / (8 × 6700) = 3 ans 8 mois et 22 jours

Consultons, consultons …

L’une des délibérations du dernier conseil municipal concernait le changement de composition de la commission consultative des services publics locaux, CCSPL en abrégé. Mais qu’est ce qu’une CCSPL et à quoi ça sert ?

La loi du 27 février 2002 (dite « Démocratie de proximité ») et la circulaire du 27 mars 2002 obligent les communes de plus de 10 000 habitants à créer cette instance. Le rôle de ces commissions composées d’élus, de citoyens engagés dans la vie associative locale, est de permettre aux usagers d’obtenir des informations sur le fonctionnement effectif des services publics, d’être consultés sur certaines mesures relatives à leur organisation, d’émettre toute proposition utile en vue des adaptations qui pourraient apparaître nécessaires. Présidée par le maire, elle doit se réunir au moins une fois par an et chaque fois que la collectivité engage une procédure de délégation de service public.

Voilà pour la théorie mais dans les faits, il y a beaucoup à redire. Peu de communes mettent en pratique les préceptes de la loi et se contentent souvent d’un respect de la loi à minima. Beaucaire ne fait malheureusement pas exception à la règle. En effet la CCSPL réunie au moment du renouvellement du contrat de distribution d’eau n’a émis (à notre connaissance) aucune réserve sur le comportement de Véolia. Vous connaissez la position de RPB qui dénonce régulièrement la gestion scandaleuse de cette entreprise. Depuis l’élection de Jacques Bourbousson, la commission n’a jamais été réunie alors que la délégation de service public liant la commune et Les Vignerons des Tourelles pour l’exploitation du site de Saint Roman a été reconduite en juin.

Alors, Clémenceau avait-il raison lorsqu’il déclarait que pour enterrer un problème, il fallait créer une commission ? On n’est pas loin de le penser si on dresse le bilan de l’action de la CCSVL depuis maintenant cinq ans.

Privé ou privé ?

Les élus de l’opposition de gauche se sont abstenus lors du vote de la délibération fixant le montant de la participation de la commune aux frais de scolarité d’enfants « accueillis » par des établissements privés. Cette prise en charge fixée par la loi et imposée aux communes par l’Etat apparaît totalement injuste au regard de la situation critique de certaines écoles publiques de Beaucaire. En pleine révision générale des politiques publiques pour laquelle l’Education Nationale paît un lourd tribut (80 000 postes supprimés en 5 ans), RPB voulait signifier son désaccord total avec la politique éducative menée par le gouvernement qui ne vise qu’à favoriser l’enseignement privé tout en cassant l’école de la République .

Nos enfants les accuseront

Nous avons invités tous les élus du Conseil Municipal à participer en mai à la conférence-débat autour du film « Nos enfants nous accuseront » qui retrace la démarche entreprise par le Maire de Barjac pour passer sa cuisine centrale en bio. Malheureusement seuls les élus de gauche étaient présents. La Mairie en la personne de Madame Vidal s’est déclarée malgré tout sensible à ce problème et a même pris l’engagement lors d’un récent conseil d’école de proposer un repas bio par semaine. Nous avons appris lors du Conseil Municipal du 10 novembre d’une part que finalement les repas bio ne seront proposés qu’une fois par mois. D’autre part que le marché public de fourniture des denrées alimentaires avait été attribué à une entreprise basée à Marseilles et qui ne disposait pas de la certification bio. Quand on sait que l’associations gardoises Un-plus-bio assure la sensibilisation des élus, du personnel des cantines et des cuisines centrales sur la restauration collective bio. Quand on sait que l’association CIVAM-bio du Gard favorise le développement de fournisseurs bio gardois pour la restauration collective. Quand on sait que sur Beaucaire même existe une boucherie bio à même de fournir des restaurants collectifs. On peut se dire que la volonté politique n’y est pas. Nous tenons donc le DVD de « Nos enfants nous accuseront » à la disposition des élus de la majorité afin de les convaincre de la nécessité absolue d’avancer dans cette démarche et d’en finir avec le saupoudrage et les effets d’annonce.

Infos

Pour en savoir plus sur la restauration collective et les produits bios : http://www.unplusbio.org/manger-bio/

Lettre d’information d’octobre 2009

5 fruits et légumes par jour !!!

La municipalité nous a gratifiés lors du dernier conseil municipal d’une délibération dont l’objet s’intitule « 1 fruit pour la récré ». Il semble que les élus de la majorité veuillent dorénavant afficher leur préoccupation pour l’équilibre alimentaire des élèves des écoles maternelles et primaires. Mieux vaut tard que jamais pourrait on commenter. Monsieur le Maire déclare vouloir se lancer dans « une action ambitieuse visant à une modification durable des comportements alimentaires ». Vous voyez déjà les cuisiniers déchargeant des caisses de tomates bio récoltées dans la plaine, les enfants cultivant un potager dans la cour de l’école ou préparant une délicieuse compote de pomme. En fait le projet consiste à donner une fois par semaine une portion de fruit aux élèves des écoles publiques maternelles et primaires. Il en coûtera 6700 € par an à la municipalité, soit 0,03% du budget de fonctionnement. Pendant ce temps des villes comme Aigues-Mortes, Vauvert et, bien sûr, Barjac, servent d’ores et déjà des repas bio en crèche et en restauration municipale. Madame Vidal, première adjointe, a indiqué en séance que la renégociation des repas scolaires inclurait un repas bio. Alors nous continuons d’espérer…

bio ou biou

Attention un Jean-Marie peut en cacher un autre…

Lors du dernier conseil municipal, monsieur André, ancien maire, s’est trouvé fortement offusqué de la présence à Beaucaire de l’équipe nationale des cadets d’Algérie et du déshonneur de notre ville à inviter cette équipe à une réception communale. Selon lui, les jeunes algériens seraient les supports du F.L.N. Monsieur André devrait savoir que la guerre d’Algérie est terminée depuis près d’un demi-siècle et qu’entre temps des « piliers du F.L.N » au nom de Chirac et Sarkozy se sont rendus en Algérie et qu’ils méritent de ce fait l’opprobre de ce gardien du passé. Personne n’est dupe de la manœuvre et chacun aura compris que par cette sortie nauséeuse, Jean-Marie André essaye de récupérer le vote Front National qui lui a tant fait défaut à la dernière élection municipale.

Consensus à droite

Lors du conseil municipal du 29 septembre dernier, les élus de gauche ont proposé au vote le refus de privatisation de La Poste. Jean-Marie André s’est déclaré très étonné que le changement de statut de La Poste soit perçu comme une marche vers la privatisation (il oublie certains précédents comme France Telecom, EDG-GDF !). La majorité, pourtant prête à voter pour cette motion, s’est ralliée, en courtisane de notre Saigneur national, à la docile argumentation de Jean-Marie André. Les quelque 2 millions de Français qui le 3 octobre se sont exprimés à 98 % contre cette « modernisation » de La Poste ont, eux, su comprendre les réelles intentions du gouvernement.

Infos

Pour en savoir plus sur la restauration collective et les produits bios : http://www.unplusbio.org/manger-bio/

RPB disposera prochainement d’une copie DVD du film «Nos enfants nous accuseront» qui retrace la démarche entreprise par la Mairie de Barjac pour passer sa cuisine centrale en bio (http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/). Si vous souhaitez organiser une projection dans l’établissement scolaire de vos enfants, nous pouvons mettre la copie à votre disposition.

Lettre d’information Juillet 2009

Retour sur le Conseil Municipal du 10 juillet 2009

Rapport d’activité annuel – Eau potable

Le rapport annuel du délégataire Veolia pour le service de l’eau potable était à l’ordre du jour du dernier Conseil Municipal. Son contenu est toujours aussi peu flatteur pour la société. En effet le rendement du réseau (54 %) reste catastrophique, ce qui signifie que près de la moitié de l’eau pompée et traitée n’arrive pas dans nos maisons, et le nombre de fuites réparées sur l’ensemble du réseau est toujours aussi dérisoire. Pourtant les Beaucairois auront remarqué le ballet de plus en plus fréquent des voitures Veolia dans notre cité et le regain d’activité de ses agents. Alors ? Eh bien Veolia respecte une clause du contrat renouvelé en 2007 prévoyant la sectorisation du réseau. Par sectorisation il faut comprendre la pose de compteurs qui permettront d’évaluer les pertes sur certaines tranches du réseau et ainsi de repérer plus facilement les fuites. Sauf que cette recherche est une charge courante du délégataire. Un outil de recherche des fuites ne devrait donc en aucun cas être payé par les consommateurs comme c’est prévu dans le contrat. Comment une telle clause a-t-elle pu être acceptée par Mme Cellier alors maire de Beaucaire ? Complaisance, incompétence ? A vous de juger. Quoi qu’il en soit, vous l’aurez deviné, nous avons voté contre cette délibération.

La vie associative préservée

Lors du Conseil Municipal du 30 avril la mise en place de frais de location de salles municipales pour les activités des associations et de cautions pour le prêt de matériel étaient à l’ordre du jour. Devant la confusion du rapport décrivant les tarifs de location, RPB s’est abstenu tout en étant conscient de la menace que cela pourrait représenter pour certaines associations à petit budget qui du jour au lendemain risqueraient de ne plus avoir accès aux locaux municipaux. N’étaient pas concernées, toutefois, les associations faisant des demandes ponctuelles , les locaux restant gratuits dans ce cas de figure. Concernant la mise en place des cautions, RPB a voté oui pour améliorer le respect du matériel mais sans avoir remarqué que les montants exigés étaient calculés sur la base du prix « à neuf » de chaque matériel prêté (exemple : 1 chaise = 20€ !!). Les présidents d’association n’avaient qu’a bien se tenir. Les chèques de caution pour prêt de matériel se seraient chiffrés en milliers voire en dizaines de milliers d’euros. Lors du Conseil Municipal du 4 juin, vos élus préférés ont demandé la révision de ces délibérations. Lors du Conseil du 10 juillet, la majorité a proposé un retrait pur et simple de la délibération sur les locations de salles et proposé une délibération sur les cautions de prêts de matériel avec des montants largement revus à la baisse (forfait de 200 euros quelque soit le nombre de chaises…). RPB, pour vous servir.

Brèves

RPB remercie tous les participants à la Fête des Libertés qui s’est déroulée le 13 juillet à la base nautique et qui a rassemblée plus de 120 personnes.

RPB vous souhaite de bonnes vacances et espère vous retrouver nombreux à la rentrée pour de nouvelles aventures municipales.

Souriez vous êtes filmés

Vous en rêviez, Beaucaire l’a fait, des caméras vidéos dans toute la ville pour surveiller tous les faits et gestes des suspects potentiels que nous sommes. Car nous avons certainement, en cherchant bien, quelque chose à nous reprocher. Donc au dernier Conseil, c’est l’implantation de 4 caméras supplémentaires qui a été approuvée. Alors que de nombreuses études ont montré l’inefficacité de la vidéosurveillance s’agissant de la réduction de la délinquance, alors que Beaucaire manque toujours cruellement d’une vraie police de proximité formée à l’îlotage et d’éducateurs de rue présents dans les quartiers, la Ville poursuit son repli derrière les écrans. La sécurité des personnes n’a pourtant rien d’un jeu vidéo. Malheureusement pour les Français, Beaucaire n’est pas seule en cause. Il s’agit en effet d’une volonté nationale qui se traduit par l’existence du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD) dont bénéficie d’ailleurs Beaucaire pour la mise en place de ses caméras. Inciter les communes à s’engager progressivement sur des prérogatives jusque là monopole de l’Etat, en l’occurrence ici, la sécurité, tout en réduisant la capacité d’intervention des services, en l’occurrence ici la police de proximité, voilà un schéma typiquement sarkosien auquel bien sûr nous nous opposons fermement.

La Mairie soutient l’enseignement privé

La majorité municipale a voté l’accord d’une garantie d’emprunt pour un prêt de 225 000€ à l’organisme de gestion de l’Enseignement catholique Saint Roman (OGEC) pour la réhabilitation et la mise aux normes des locaux de l’Ecole. Dans un contexte national de mise à mal des principes de l’enseignement public, laïque et gratuit et face aux besoins criants de certaines écoles municipales de Beaucaire, nous trouvons cette délibération proprement indécente. Elle a toutefois le mérite d’être très marquée politiquement, c’est pourquoi nous avons voté contre.
Ne pouvant empêcher cette caution nous nous sommes assurés que la municipalité a respecté les règles de prudence : garantie de moins de la moitié de l’emprunt total et ne dépassant pas 10% du montant total des annuités susceptibles d’être garanties au 31 décembre 2008.

Lettre d’information de juin 2009

Ils délèguent et ils divaguent

Au moment où est mis à mal l’ensemble des services publics (éducation, poste, santé, énergie, transport ), RPB se penche sur un contrat particulier liant une collectivité et un exploitant public ou privé : la délégation de service public ou DSP. Ce contrat permet à une commune de confier la gestion d’un service, d’un site à un délégataire qui supporte seul le risque financier d’exploitation. Comme l’a déjà démontré RPB en évoquant le cas Véolia pour la distribution de l’eau , ce risque peut être minime et même inversé pour la société lorsque la majorité municipale affiche , dans le meilleur des cas, un désintérêt et une incurie pour le service concerné, rappelons nous des années André-Cellier. Et maintenant ? Eh bien on apprend, au détour d’une question posée au conseil municipal du 4/06/09 que la DSP liant la commune et Les Vignerons des Tourelles pour l’exploitation du site de Saint Roman ne sera reconduit qu’à la fin du mois de juin alors qu’il arrivait à terme au 30 mai 2009. Quid du mois de Juin ? La réponse confuse et approximative de M. le Maire n’aura rassuré personne. Inquiétante aussi l’absence de convocation de la commission des services publics locaux (CCSVL) qui aurait dû se prononcer sur la pertinence d’une telle délégation. Encore un rendez-vous manqué avec la démocratie.

Beaucaire, capitale méditerranéenne mondiale

Depuis son élection, une des ambitions de M. le Maire est de permettre à Beaucaire de renouer avec un passé prestigieux, de rayonner au delà des frontières de la commune, du département, de la région et … et c’est déjà pas mal. Résolument tourné vers le passé comme en témoigne la programmation Des Beaux Quais du Vendredi : Hervé Vilard, Geneviève de Fontenay, Patrick Juvet en Live etc …. De l’ambition toujours avec cette déclaration enflammée au cours de ce même conseil municipal à propos de « Beaucaire , carrefour des cultures méditerranéennes ». Allons nous parler de civilisations hellénistes ? Latines ? Ottomanes ? Egyptiennes ? Non, seulement de chevaux, de taureaux de corrida et d’humour de comptoir. Si avec ça Beaucaire ne retrouve pas le lustre d’antan, c’est à désespérer. Au passage RPB ne conteste pas la légitimité des traditions tauromachiques dans notre ville mais s’interroge sur le niveau des dépenses engagées pour les corridas alors que Beaucaire est une place forte de la course Camarguaise. Sur le même registre, on songe à la création de ce musée du cheval dans les halles où plus de 3 000 pièces devraient être exposées et livrées à l’admiration de cars entiers de touristes livrés en pack complet : entrée-resto-hôtel. Modestement, nous avions l’ambition de faire de ce bâtiment un cinéma et un centre culturel, lieu de rencontres, d’échanges et de débats où aurait pu se dérouler la projection du film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront ». Mais pour cela nous avons dû migrer à Tarascon …

Agenda

13 juillet : fête des Libertés, au pré, organisée par Réagir Pour Beaucaire en présence du groupe de musique Afro-cubaine Calle caliente

Bilan de la projection du film nos enfants nous accuseront

Le 26 mai dernier Réagir Pour Beaucaire a organisé une projection-débat du film « Nos enfants nous accuseront » au cinéma le REX de Tarascon. Ce film retrace la démarche de la commune de BARJAC qui a décidé, afin de préserver la santé de ses enfants et de promouvoir une agriculture durable de mettre en place une alimentation BIO dans sa cuisine centrale qui fournit la cantine scolaire et les repas portés à domicile pour les aînés. La manifestation a eu lieu en présence de Monsieur Chaulet, Conseiller Général et Maire de BARJAC. Plus de 130 personnes ont assisté à la projection et au débat qui s’est prolongé au delà de minuit. La présence d’enseignants, de médecins, d’élus dont les Maires de Comps et Vallabrègues, d’agriculteurs, et de parents d’élèves a permis des échanges très riches avec le passionnant Edouard Chaulet que l’association remercie une fois encore. Nous espérions modestement que la manifestation aurait pu inciter la Mairie à s’engager dans une démarche similaire. Malheureusement nous n’avons pu que déplorer l’absence d’élus Beaucairois de la majorité municipale.

Veolia, quoi de neuf ?

Un courrier récent de Générale-des-eaux-Veolia nous invite, sans vergogne, à souscrire un contrat d’assistance pour la réparation des fuites après compteur (tremblez, car celle-ci «n’est actuellement pas couverte en cas d’urgence»). Par ce contrat, Veolia-Mon-générale-des- eaux s’engage à intervenir rapidement si une fuite se déclare chez vous.

Mais n’est-ce pas la même entreprise qui se distingue sur Beaucaire par un rendement du réseau catastrophique (50 % de perte sur le réseau) comme l’a révélé Réagir pour Beaucaire dans le premier numéro des «Trois singes» ? Vous ne rêvez pas : la même entreprise qui se révèle incapable d’assurer l’entretien du réseau public prétend répondre à toute situation d’urgence dans les 2 heures, moyennant 47,88 € par an. Renforcement de votre pouvoir d’achat oblige !

Dans ce même courrier on apprend qu’il en coûte 305 € pour la réparation d’une fuite et 505 € pour le remplacement d’un segment de 2 mètres de canalisation. On mesure alors les économies réalisées par Veolia en trente ans d’exploitation.

Réagir pour Beaucaire renouvelle sa demande de renégociation du contrat du délégataire par la municipalité qui doit imposer à l’exploitant une baisse conséquente du prix de l’eau à Beaucaire.

Brève

Paroles d’élu de droite

Entendu au cours du conseil municipal du 16 décembre 2008 à propos de l’instruction du plan local d’urbanisme :

L’état continue de se désengager au détriment des communes /…/ ça va coûter 30 000 € à la commune, alors que ça ne coûtait rien à ce jour.

De qui cette réflexion ? De Jean-Marie ANDRE qui, il n’y a pas si longtemps, appelait à voter Sarkozy aux côtés d’un certain Jacques BOURBOUSSON. Nous laissons au lecteur le soin de juger de la pertinence et de la cohérence d’une telle remarque…

un bel exemple du désengagement de l’état !

 

Encore du Pôle Emploi… !

Téléphoner à Pôle emploi coûte six fois plus cher de certains portables

Téléphoner au numéro d’appel unique de Pôle emploi, le 39 49 qui permet de joindre le nouvel organisme chargé des chômeurs, coûte en principe 11 centimes d’euro la minute, mais six à sept fois plus cher depuis certains portables.
Pour cinq minutes de conversation, l’appel revient à 0,55 euro hors taxes depuis une ligne fixe France Télécom, une ligne internet (box) France Télécom ou Free.
Pour cinq minutes depuis un téléphone portable à carte prépayée, l’appel revient à 3,55 euros HT avec Mobicarte, entre 2,05 et 3,30 euros HT avec une carte SFR et 3,05 euros HT avec une carte Bouygues Telecom.
Pour les abonnés au téléphone portable, la communication est facturée hors forfait.

Pourtant, le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy avait indiqué que le tarif était «le niveau le plus faible qu’on puisse avoir».

Réagir pour Beaucaire l’a testé pour vous !

Vous pouvez joindre le Pôle emploi de Beaucaire au tarif d’un appel local au 04 66 59 80 71

Contre le tout voiture

Les usagers du centre-ville de Beaucaire le savent, la pauvreté des espaces réservés aux piétons et vélos n’a d’égal que la richesse de son patrimoine architectural. Heureusement il restait la place Vieille et la place Clémenceau (ou de la Mairie, c’est comme on veut) pour flâner les yeux au ciel ou apprendre à ses marmots à faire du vélo. Seulement voilà, au nom de la sacro-sainte «redynamisation» du centre-ville, les piétons perdent du terrain et les automobiles gagnent des parkings place de la Mairie. Nos élus économisent ainsi un temps précieux les jours de Conseil municipal en garant leurs émetteurs de CO2 devant le portail de la Mairie.

Je sollicite d’ailleurs officiellement la capacité d’innovation de notre nouvelle municipalité : «A quand le vote DRIVE IN directement dans la voiture ; cligno à droite – «pour», cligno à gauche – «abstention», et feux de détresse – «contre».

Quand on pense que les travaux d’aménagement de la place ont été financés par le FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce) dans l’objectif là aussi de redynamiser le centre ville et qu’on la transforme à nouveau en aire de stockage pour voitures !

A ce compte-là, une couche d’enrobé aurait suffi. Messieurs les élus, quand comprendrez-vous qu’un consommateur qui monte dans sa voiture est perdu pour le centre-ville puisque son GPS l’amène automatiquement à Carrefour ?

Les Trois Singes, késaco ?

Les 3 singes

Beaucoup se posent, depuis la sortie du premier numéro des Trois Singes, la question :

Mais qui sont ces trois singes dont ils parlent ?

N’en déplaise à certains, ce ne sont pas des allusions (ce n’est pas le genre de la maison !) aux élus locaux, Beaucairois de surcroît, leaders des trois groupes politiques représentés au conseil municipal.
Et bien non, foin des racontars, il ne s’agit-là que de la parodie des trois célèbres quadrumanes chinois qui, selon le proverbe cher à Confucius, ne doivent pas voir ce qui ne les regarde pas, écouter ce qu’ils ne doivent pas entendre et raconter ce qu’ils ne doivent pas dire.

Dans notre cas c’est bel et bien le rôle inverse que jouent ces trois animaux là :

J’écoute tout ce que je dois entendre
Je dis tout ce que je dois dire
Je regarde tout ce que l’on veut me cacher

Il faudra bien qu’un jour on arrête d’exporter nos usines en Chine, pour importer des jouets toxiques et des proverbes à la con !

Pour améliorer le service public de La Poste

La Poste - Réagir Pour Beaucaire

Samedi 10 janvier dernier, la section PCF de Beaucaire a appelé à un rassemblement devant le bureau de Poste de Beaucaire pour dénoncer les projets de privatisation de ce Service public et surtout demander qu’il réponde beaucoup mieux aux attentes des usagers, alors que son fonctionnement est fortement perturbé dans tout le secteur de Beaucaire par la suppression de 4 tournées de facteurs. 261 signatures exigeant les moyens nécessaires à son bon fonctionnement ont été recueillies sur une pétition envoyée à la direction du groupement Nîmes/Costières.

Les adhérent(e)s de Réagir Pour Beaucaire étaient venu(e)s en nombre, dont les 2 conseillers municipaux R.M. CARDONA et C. DUBOIS. Les Compsois, eux aussi affectés par cette situation, étaient également nombreux, avec la présence de leur maire Christian JALLAT et plusieurs conseillers municipaux. Des usagers d’Aramon avaient tenu à être présents. Un rassemblement qui en appelle d’autres, tant pour la Poste que pour l’Hôpital public ou l’Ecole.

POWEOGM

Là où il y a une volonté il y a une voie

On connaissait la gestion à la petite semaine avec le tandem André/Cellier, on va aimer le développement durable.

Le 21 janvier 2008, dans la froideur hivernale, deux décisions sont venues réchauffer nos coeurs : l’abandon définitif du projet Poweo et l’interdiction de cultiver les OGM sur le territoire communal.

Dans le premier cas c’est l’aboutissement d’un combat de 2 ans et une grande satisfaction pour tous ceux qui n’ont jamais renoncé, une leçon à méditer pour tous les défaitistes qui disaient «C’est décidé en haut-lieu et s’ils veulent faire la centrale, ils la feront».

Le combat citoyen n’est pas un vain mot, cet exemple doit nous servir pour d’autres luttes.

La décision d’interdire la culture d’OGM sur la commune relève d’une demande de Réagir pour Beaucaire au conseil municipal. Elle témoigne de la volonté de laisser à nos enfants une terre sur laquelle ils pourront vivre.

Depuis l’après-guerre, l’industrie chimique a fait croire aux paysans que le salut viendrait de la chimie et ceux-ci, en toute confiance, ont largement utilisé les pesticides sur leurs terres. Certes, aujourd’hui l’agriculture mondiale peut nourrir deux fois la population mondiale, mais à quel prix ? Des agriculteurs ruinés, des savoir-faire agricoles ancestraux oubliés, des eaux et des sols chargés en nitrates, en pesticides, la disparition des insectes pollinisateurs, la présence de pesticides dans toutes les mers du monde, dans les graisses des ours polaires, dans les poissons de mer…

L’arrêt de cette fuite en avant passe par des décisions locales et nous saluons le courage politique de M. le maire qui a pris en compte notre souhait.

Désormais Beaucaire peut afficher aux entrées de la ville à l’instar d’autres communes : BEAUCAIRE, VILLE SANS OGM